POLITIQUE

Avocats et notaires du gouvernement: les négociations sont rompues

12/01/2017 02:32 EST | Actualisé 12/01/2017 02:56 EST

Les négociations sont maintenant carrément rompues entre les juristes de l'État et le gouvernement du Québec.

Les parties ont eu quatre rencontres exploratoires depuis le 27 décembre, mais aucune rencontre de négociation formelle, a indiqué jeudi au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne Me Jean Denis, des Avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ).

Québec a fait une dernière proposition prévoyant un comité pour évaluer leurs tâches au sein du gouvernement, mais un comité qui n'aurait pas de pouvoir décisionnel.

"Pour nous, c'est inconsidérable. Ils ne font pas de compromis du tout. Et évidemment, ça prend deux parties pour faire un compromis", a commenté Me Denis.

Les quelque 1100 avocats et notaires à l'emploi des différents ministères et organismes gouvernementaux tentent depuis le 31 mars 2015 de renouveler leur convention collective avec le gouvernement du Québec.

"Notre demande est simple: nous, on veut avoir exactement la même chose que les procureurs de la Couronne, tant au niveau monétaire qu'au niveau des conditions de travail", a plaidé Me Denis.

"Pour ça, ça prend une reconnaissance de notre indépendance, une reconnaissance de nos fonctions uniques et particulières. Et, pour ça, ça prend une loi particulière qui va encadrer tout ça. Et, en plus, on ne fera plus jamais la grève, parce qu'on n'aura plus le droit de la faire", a résumé le président de LANEQ.

Les juristes de l'État ont déclenché une grève générale illimitée le 24 octobre dernier, tout en assurant les services essentiels. Toutes leurs sections ne débraient pas, toutefois.

Le mandat de grève a d'ailleurs été renouvelé avec un appui de 90 pour cent, lors d'assemblées générales tenues à Montréal et Québec, le 20 décembre dernier.

Interrogé à ce sujet mercredi, alors que les avocats et notaires venaient de manifester lors de sa conférence de presse à Montréal, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, avait exprimé la volonté gouvernementale de voir cette négociation se conclure rapidement, vu l'importance stratégique des avocats du gouvernement dans le processus législatif.

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