La mise en scène de Donald Trump pour rassurer à propos des conflits d'intérêt

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C'était son grand oral. Et comme on pouvait s'y attendre, Donald Trump n'a pas fait les choses comme les autres. Après avoir évoqué tour à tour, les "golden shower" russes, l'emploi, la cybersécurité et sa relation avec Vladimir Poutine, le président élu a annoncé céder le contrôle de son empire à ses deux fils aînés. Non sans une petite mise en scène.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, le milliardaire n'était pas venu à sa conférence de presse les mains vides. À ses côtés se trouvaient plusieurs montagnes de documents, prouvant la passation de pouvoir entre lui et ses fils.

"Voici une partie de toutes les entreprises que mes deux fils vont gérer pendant que je suis président" a-t-il expliqué, en désignant les documents, avant de conclure avec sa formule préférée et visiblement préparée: "Quand je reviendrai, je leur dirai soit "Bon boulot", soit 'Vous êtes virés'".

Pas de contrats à l'étranger

La Trump Organization, qui réunit hôtels, immeubles de luxe et parcours de Golf dans le monde, ne conclura par ailleurs aucun contrat à l'étranger pendant la durée du mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche, et mettra un terme aux contrats actuellement négociés.

"Aucun nouveau contrat à l'étranger ne sera conclu pendant la présidence Trump", a déclaré lors de cette conférence de presse Sheri Dillon, une des avocates du milliardaire. Si de nouveaux contrats sont conclus aux États-Unis, ils seront soumis à un "rigoureux examen", a-t-elle ajouté.

Tous les actifs de l'empire Trump seront transférés dans un trust avant l'investiture du président élu le 20 janvier, et il sera placé sous le contrôle de ses deux fils aînés et d'un associé de "longue date", Allen Weisselberg, a détaillé l'avocate, assurant que cette structure "isolera totalement" le président élu de son groupe.

Sa fille Ivanka quittera également ses fonctions à la Trump Organization, dont elle est actuellement la vice-présidente exécutive, a indiqué l'avocate. Dillon a également défendu la décision de Donald Trump de ne pas totalement démanteler son entreprise en le mettant en vente, comme le réclamaient certains experts. "Le président élu ne doit pas être tenu de détruire l'entreprise qu'il a construite", a assuré l'avocate.

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