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La cause d'un pilote de Sunwing accusé d'ébriété aux commandes est reportée

05/01/2017 02:32 EST | Actualisé 05/01/2017 02:33 EST
Santiago Rodriguez Fonto via Getty Images
Barcelona, Spain - July 16, 2016: An Smartwings Sunwing Boeing 737-8DC approaching to El Prat Airport in Barcelona, Spain.

La cause d'un pilote du transporteur Sunwing accusé d'ivresse aux commandes d'un avion a été reportée au 25 janvier.

Miroslav Gronych, un ressortissant slovaque de 37 ans, est accusé d'avoir eu le contrôle d'un aéronef alors que sa capacité était affaiblie par l'alcool - soit une alcoolémie supérieure à 0,08 g par 100 ml de sang.

M. Gronych n'était pas présent à l'audience de jeudi, au palais de justice de Calgary; il était représenté par son avocat, qui n'a pas voulu commenter. L'accusé a été libéré en versant une caution de 1000 $ et en remettant son passeport à la justice. Il ne peut non plus piloter un avion au Canada pendant sa libération sous caution.

Les allégations concernant M. Gronych n'ont pas été prouvées devant un tribunal.

L'appareil de Sunwing devait quitter Calgary tôt samedi avec des escales à Regina et Winnipeg, avant de poursuivre sa route vers Cancun, au Mexique. Selon la police, le capitaine de l'appareil était effondré sur son siège avant le décollage, et il a été ramené à l'aérogare puis placé en détention.

"Transports Canada examine actuellement les dossiers du pilote ainsi que les protocoles et les procédures de Sunwing Airlines", a indiqué Marc Roy, porte-parole du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau. "Au fur et à mesure que des renseignements seront disponibles, le ministère n'hésitera pas à prendre les mesures d'application de la loi appropriées, ainsi qu'à imposer des amendes et à révoquer des permis, s'il y a lieu."

De façon plus générale, le ministre Garneau entend s'assurer que les transporteurs aériens disposent de mesures adéquates pour vérifier l'aptitude de leurs membres d'équipage à piloter. Dans une lettre qu'il prévoyait transmettre jeudi à tous les transporteurs aériens en activité au Canada, il leur demandera "de confirmer que les protocoles et les systèmes de gestion de la sécurité sont à jour et appliqués de manière rigoureuse, y compris des mesures visant à confirmer la capacité des pilotes à voler".

En vertu du Règlement de l'aviation canadien, les membres d'un équipage ne peuvent travailler s'ils ont consommé de l'alcool au cours des huit heures précédant leur quart de travail - ou tout simplement s'ils sont sous l'effet de l'alcool. Le respect de ces règles incombe aux transporteurs eux-mêmes.

Sunwing précise qu'elle applique une politique de "tolérance zéro" pour ses membres d'équipage, qui ne peuvent consommer de l'alcool 12 heures avant leur quart de travail. L'entreprise souligne aussi que son personnel est formé pour détecter et signaler tout comportement inhabituel observé chez un collègue.

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