BIEN-ÊTRE

La crise cardiaque et la mort de Carrie Fisher sont un douloureux rappel pour toutes les femmes

28/12/2016 09:18 EST | Actualisé 28/12/2016 09:18 EST
James Day via Getty Images
Female doctor holding stethoscope to woman's chest, close-up

La nouvelle avait pris de court tous les fans de la Princesse Leia. La veille de Noël, Carry Fisher, âgée de seulement 60 ans avait eu une grave crise cardiaque en plein vol entre Londres et Los Angeles. Le 27 décembre, l'actrice qui avait pu être réanimée, est finalement décédée.

Cette mort est un douloureux rappel du risque cardiaque qui plane sur les femmes, un risque trop souvent méconnu.

On a en effet tendance à penser que les maladies du cœur touchent beaucoup plus les hommes que les femmes, qui plus est les hommes d'un certain âge, comme le soulignait la Fédération Française de Cardiologie en décembre 2015. À cette occasion, un film coup de poing, intitulé Préjugés, avait été réalisé par Maïwenn, pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires chez les femmes de moins de 50 ans (visible à la fin de l'article).

Une maladie pas réservée qu’aux hommes

«Nous devons lutter contre un préjugé et informer les femmes que l'infarctus du myocarde n'est pas une maladie réservée aux hommes», soulignait alors Claire Mounier-Vehier, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie. En effet, selon la Fédération, les maladies cardiovasculaires sont désormais la première cause de mortalité chez les femmes. Depuis quelques années, les infarctus chez les femmes de moins de 60 ans ont considérablement augmenté. En 15 ans, leur nombre a triplé chez les femmes de moins de 50 ans.

En cause, notamment, l'évolution du mode de vie des femmes ces trente dernières années : tabac, mauvaise alimentation, stress, manque d'exercice physique... sont autant de facteurs à risque listés par la Fédération.

En cause : l'évolution du mode de vie

«On a assisté à un changement de mode de vie : les femmes fument plus qu'avant, sont davantage stressées, s'occupent beaucoup des autres et moins d'elles... On peut donc craindre une épidémie», indiquait récemment à «20 Minutes» le cardiologue Jean-Jacques Monsuez. «Rappelons qu'une femme de 35 ans qui prend une pilule oestroprogestative et qui fume, c'est une grenade dans la poche. Les risques d'infarctus, faibles au demeurant, sont alors multipliés par 20 ou 30», ajoutait-il.

Pour réduire les risques de maladie cardiovasculaire, il faut adopter un mode de vie sain : faire du sport, manger équilibré, ne pas fumer, parvenir à gérer son stress. Chaque petit geste peut compter : en 2013, une étude montrait qu'en faisant 2000 pas supplémentaires par jour (soit environ 20 minutes de marche à un rythme modéré), le risque de maladie pouvait être réduit.

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