DIVERTISSEMENT

Un 7e spectacle sous le signe de la famille pour François Massicotte

13/12/2016 08:02 EST | Actualisé 13/12/2016 08:02 EST
Courtoisie

François Massicotte inaugurera sa rentrée montréalaise le 1er novembre prochain au Théâtre St-Denis avec Quelle famille! son septième spectacle. Dans le mode de la confidence, l’humoriste racontera ses propres expériences, mais pas uniquement, puisqu'il abordera aussi plusieurs sujets comme la vie de couple, la parentalité ou le temps qui passe.

C’est presque dans son salon que François Massicotte compte ouvrir son nouveau spectacle. «Il y aura un fauteuil et des jouets partout, a raconté l’humoriste en entrevue téléphonique. Les rideaux vont s’ouvrir dans un joyeux bordel où je vais annoncer au public que je n’aurai pas le temps de me produire parce que je suis trop occupé à faire les tâches à la maison.»

La table sera mise pour un numéro que Massicotte promet bourré de surprises avec une mise en scène davantage théâtrale, alors que l’homme nous avait jusqu’ici habitués à du stand-up à l’américaine. «En humour, on a tendance à perdre l’importance de la scène. Je veux l’investir encore plus. J’ai aussi envie d’offrir autre chose en explorant un thème d’actualité qui ne se démode pas et la famille en fait partie», a-t-il dit.

Il faut dire qu’en la matière, le père de 49 ans s’y connaît plutôt bien. «Depuis mon précédent show Jugez-moi, j’ai eu deux enfants, ce qui m’en fait maintenant quatre au total. Avec la belle mère au sous-sol, les chiens et les chats, je peux vous dire que je ne manque pas d’inspiration. La famille, c’est un thème universel et riche. Tout le monde s’y reconnaît. Ma blonde et moi venons chacun d’une grande famille. Mais je ne veux pas seulement parler de mes propres expériences, je veux aborder des sujets plus sérieux comme la santé mentale ou la dépression.»

Perdurer malgré la compétition

Le spectacle, l’humoriste l’a construit pièce par pièce après une longue période d’écriture entamée il y a quelques mois. «J’ai testé chacun de mes numéros devant public, a-t-il raconté. Même si j’ai trouvé la phase de création trippante, c’était un gros pari, parce que je ne voulais pas aller dans la simplicité en proposant de l’anecdote. Si l’on veut donner du contenu neuf et varié, il faut être certain de son coup et le rodage est là pour aider l’humoriste à travailler.»

Car aujourd’hui le métier est devenu ultra compétitif, a admis Massicotte. «Il y a près de 50 humoristes en tournée au Québec. C’est énorme, et ce qui m’impressionne le plus, c’est la qualité des spectacles présentés. Les jeunes humoristes sont bons et la relève est franchement impressionnante.»

Depuis sa première apparition au gala Juste pour rire en 1989, l’humoriste a vu les transformations de toute une profession. La montée des réseaux sociaux a radicalement changé le rapport entre l’artiste et son public. «Il reste qu’il faut travailler pour perdurer, a-t-il précisé. C’est pourquoi je suis encore là. L’humoriste ne peut plus baser sa carrière sur du réchauffé ou sur de vieux numéros. Il faut être capable de proposer du nouveau matériel. En ce qui me concerne, j’ai toujours de quoi à dire.»

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