POLITIQUE

Menace d'intervention armée aux manifs anti oléoducs: Jim Carr s'excuse

06/12/2016 03:47 EST | Actualisé 06/12/2016 03:48 EST
Bloomberg via Getty Images
Jim Carr, Canada's minister of natural resources, speaks during the 2016 IHS CERAWeek conference in Houston, Texas, U.S., on Wednesday, Feb. 24, 2016. CERAWeek, in its 35th year, will provide new insights and critically-important dialogue with energy industry leaders, experts, government officials and policymakers, and leaders from the technology, financial and industrial communities. Photographer: F. Carter Smith/Bloomberg via Getty Images

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, s'est excusé mardi d'avoir affirmé que d'éventuels manifestants anti-oléoducs non pacifiques seraient attendus de pied ferme par les forces policières et militaires.

À sa sortie de la réunion du cabinet, il a tenu à revenir sur les propos controversés formulés la semaine dernière devant des gens d'affaires albertains. "Je n'ai pas choisi mes mots avec soin la semaine dernière. Et je le regrette", a-t-il laissé tomber.

Le ministre Carr a assuré qu'il ne cherchait "pas du tout" à rassurer l'industrie au lendemain de l'approbation, par le gouvernement libéral, du controversé projet d'oléoduc Kinder Morgan, en Colombie-Britannique.

"C'était une façon d'exprimer que manifester pacifiquement fait partie de notre ADN en tant que Canadiens et que nous sommes aussi dans un État de droit", a-t-il soutenu dans le foyer de la Chambre des communes.

L'intention n'était pas de rappeler "de mauvais souvenirs à certaines communautés", a par ailleurs insisté Jim Carr. "Et si certains l'ont interprété de cette manière, je suis désolé. J'aurais dû être plus prudent dans mon choix de mots", a-t-il offert.

M. Carr n'a pas précisé à quelles communautés il faisait référence. En Colombie-Britannique, le projet énergétique de Trans Mountain se heurte à une vive opposition des communautés autochtones.

Les commentaires de Jim Carr, rapportés jeudi soir dernier par le Edmonton Journal, avaient fait bondir l'opposition à Ottawa, les néo-démocrates les qualifiant d'"irresponsables", d'"incendiaires" et de "dangereux".

Le ministre des Ressources naturelles s'était fait applaudir par l'assemblée d'hommes d'affaires devant laquelle il a fait sa déclaration sur l'éventualité d'une intervention contre des manifestants environnementalistes.

Il avait lancé que "si les gens choisissaient de ne pas être pacifiques, alors le gouvernement du Canada, par ses forces militaires, par ses forces de police, s'assurera de la sécurité des gens", après avoir dit que la dissidence pacifique était bienvenue.

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