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Les transports par autobus perturbé par une grève-surprise dans l'est de Montréal

21/11/2016 08:47 EST | Actualisé 21/11/2016 08:47 EST
Le Huffington Post Québec

Alors que Montréal recevait sa première chute de neige, les usagers de la Société de transport de Montréal (STM) de l'arrondissement Anjou sont demeurés sur le trottoir en attendant un autobus qui n'est jamais venu

Un texte de Pascal Robidas

Des centaines d'usagers de la STM ont été privés de transport en raison des moyens de pression des 84 chauffeurs du garage d'Anjou, le seul parmi les huit centres de service de la STM à avoir retenu la totalité de sa flotte d'autobus en pleine heure de pointe.

La raison invoquée par le syndicat des chauffeurs est le manque d'information pour compléter le nouveau bulletin de la SAAQ. Chaque chauffeur doit le remplir avant de commencer son quart de travail; il doit aussi inspecter l’autobus pour s’assurer qu’il est sécuritaire avant de prendre la route.

Selon le Syndicat des chauffeurs de la STM, les chauffeurs s’exposent à une amende de 350 $ en cas d’erreur.

Depuis le 20 novembre, le bulletin a subi des changements que la direction de la STM qualifie de mineurs. Il s’agit entre autres de l'inscription du kilométrage sur l'odomètre et de la signature obligatoire du chauffeur au bas du document. Les chauffeurs du garage d’Anjou auraient refusé d'aller travailler sous prétexte qu'ils n'avaient pas reçu la formation nécessaire pour le remplir.

Le Syndicat des chauffeurs de la STM a refusé notre demande d'entrevue à la télévision. Une heure après la reprise du service à Anjou, les délégués syndicaux ont affirmé que le dossier était réglé parce que les autobus étaient de retour sur le réseau de la STM.

La STM étudie ses recours

La direction de la STM assure qu'elle entreprendra tous les recours à sa disposition contre le Syndicat des chauffeurs de la STM. Son directeur général, Luc Tremblay, a qualifié le geste des chauffeurs de « refus de travail illégal ».

On indique également que la direction avait une entente avec l'exécutif syndical pour que la transition entre les deux bulletins de travail se fasse sans conséquence. Les 84 chauffeurs s'exposent donc à des mesures disciplinaires.

Il appert que le moyen de pression exercé ce matin était une initiative de la section locale du garage à Anjou. Au total, la STM compte 3500 chauffeurs.


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