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Premier contact Buick Envision 2017: tout en douceur

11/11/2016 10:22 EST | Actualisé 11/11/2016 10:22 EST
EcoloAuto

La marque Buick est l'une des plus vieilles marques automobiles du globe. Du haut de ses 113 ans, elle représente une grosse racine de l'arbre General Motors. Buick est demeurée à flots, contre vents et marées, en produisant à travers les années, des modèles aussi banals que la LeSabre et aussi excitants que la Grand National. Or, elle s’est toujours vantée d’offrir des véhicules confortables à une clientèle aisée… et plus âgée.

Cette semaine, j’ai fait l'essai de la Buick Envision 2017, l’utilitaire compact de luxe de Buick fraîchement arrivé en Amérique du Nord; celui-ci étant assemblé en Chine de A à Z. Et c’est en grande partie grâce à la Chine que Buick se porte bien de nos jours. En 2015, 16 594 véhicules Buick ont trouvé preneur au Canada. Pour les États-Unis, on parle de 223 055 la même année. Finalement, en Chine, c'est un total de 989 167 unités qui ont été écoulées. Impressionnant, c'est le moins que l’on puisse dire!

L'Envision veut s’immiscer dans les platebandes de l’Audi Q5, du Mercedes-Benz GLC et autres utilitaires sport compacts de luxe. La commande est de taille, parce qu'en matière de style, les constructeurs allemands sont à la mode, tout comme la clientèle qu’ils ciblent. Or, malgré sa connotation « vieillotte », Buick veut coûte que coûte rejoindre les mêmes clients et, du coup, abaisser la moyenne d’âge de ses acheteurs.

La Buick Envision 2017


Des accélérations harmonieuses

Sous le capot de l'Envision 2017, on peut choisir entre deux moulins. Tout d’abord, un quatre cylindres de 2,5 Litres atmosphérique est boulonné dans les modèles Preferred et Essence. Celui-ci développe 197 chevaux. Mais la vedette, c’est le quatre cylindres de 2,0 Litres turbocompressé qui se trouve au cœur des déclinaisons Premium I et Premium II, celui-ci développe 252 chevaux et 260 lb-pi. Notre modèle d’essai était équipé de cette dernière motorisation.

Quoi qu’il arrive, l’Envision est outillé d’une boîte manuelle à six rapports qui canalise la puissance à un rouage intégral à double embrayage offert de série sur toutes les versions canadiennes. Les accélérations offertes par cet ensemble sont plaisantes, la réponse à l'accélérateur étant rapide, mais l’effet est harmonieux et linéaire. L'Envision équipé du moteur turbocompressé est amplement puissant pour la ville comme pour les longs trajets.

La boîte automatique, par contre, a montré quelques faiblesses lors de l'essai. Sans lui reprocher quoi que ce soit lors des départs, les changements de rapports supérieurs, quant à eux, se sont avérés moins lisses qu’attendu; je décelais parfois des coups lors des transitions.

J'ai été particulièrement charmé par le système arrêt-départ de l’Envision. Normalement, cette fonction n'est pas nécessairement appréciée, j'en conviens, mais ce système en particulier agissait avec une subtilité telle que je suis parvenu à l’oublier.

Le Buick Envision vante une suspension avancée HiPec calibrée pour absorber, à l'avant, les chocs et imperfections de la route. Les routes albertaines prévues sur notre itinéraire fournissaient un environnement plat, sur lequel l’Envision s’est comporté habilement, même dans les virages, où mon modèle d’essai suivait la trajectoire sans roulis.

Ces routes n'étant pas de calibre montréalais, il m’a fallu sonder la région pour trouver un chemin digne de notre réseau routier fatigué. Sur ce dernier, l’Envision a performé de manière normale, absorbant les imperfections adéquatement, sans déranger mon passager.

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Un silence assourdissant

Lorsqu'on prend place dans l'habitacle, on remarque immédiatement l'amalgame complexe de matériaux utilisés dans la conception du tableau de bord. Diverses textures de plastique mutées à des boiseries très foncées et des accents de couleur aluminium brossé composent ce tableau de bord bien ficelé sur le plan de l'assemblage, mais quelque peu surchargé côté design.

Bien assis dans le siège du conducteur, le confort est au rendez-vous. Même si les sièges pourraient être un peu plus larges et offrir un peu plus de support sur les côtés, cette sellerie est approuvée pour les grands trajets.

Le point le plus important de cet habitacle est son isolation contre le bruit. Grâce à un mélange de matériaux, un pare-brise spécialement conçu, et des systèmes électroniques conçus pour simuler le silence, les ingénieurs ont tout fait pour bloquer, absorber et réduire les bruits extérieurs. Le test s’est avéré concluant, après avoir patienté à un feu de circulation près d'un chantier, le bruit qu’émettait l’équipement d'asphaltage était grandement masqué, une situation que n’importe quel Montréalais peut apprécier…

Le prix de départ du Buick Envision est de 39 995 $ sur la déclinaison Preferred équipée du moteur atmosphérique 2,5 Litres. Il est possible de débourser jusqu'à 59 565 $ pour un modèle Premium II bien équipé propulsé par la motorisation turbocompressée.

Les jeunes Chinois branchés courent les concessionnaires pour se procurer un Buick Envision en Chine. Celui-ci aura-t-il le même effet en Amérique du Nord? Probablement pas immédiatement; ancrer la philosophie rajeunie de Buick dans les cœurs de cette classe d’acheteurs constituera une tâche fastidieuse dans un segment dominé par les Allemandes et les Japonaises.

Mais Buick sait tout de même titiller les amateurs d’automobiles et de style avec des concepts comme l’Avista et l’Avenir qui se veulent des lignes directrices de design pour les futurs modèles Buick, et qui ne sont décidément pas « vieillots »!