DIVERTISSEMENT

Francis Bouillon, animateur extrême pour «Expédition extrême» (PHOTOS)

11/11/2016 06:25 EST | Actualisé 11/11/2016 06:26 EST
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L’ancien joueur du Canadien de Montréal, Francis Bouillon, n’avait jamais fait de télévision et ne voulait à peu près rien savoir de tenter le coup non plus. Jusqu’à ce que la productrice Renée-Claude Riendeau, des Productions Lustitia, lui propose un concept original d’ici, qui réveillait la fibre téméraire en lui, celui d’Expédition extrême, que la chaîne Z dévoile cette semaine.

Il ne faut pas être trop douillet pour accepter de jouer le jeu d’Expédition extrême, auquel se sont prêtés Étienne Boulay, le duo Kim Rush et Peter MacLeod, Pier-Luc Funk, Martin Perizzolo, Mariloup Wolfe, Alex Perron, Guillaume Latendresse et Jason Roy-Léveillée. Chaque semaine, vous verrez l’une de ces personnalités se dépasser dans des défis qui frôlent l’inhumain, souffrir et… vaincre. Vous les admirerez, mais ne les envierez pas nécessairement, à moins que le goût du risque et de l’aventure ne vous coule dans les veines.

Expédition extrême


Dans Expédition extrême, Francis Bouillon et son invité du moment recréent des situations dramatiques réellement arrivées, où la survie est en jeu. Par exemple, au premier épisode, Étienne Boulay et lui reconstituent la tragique épopée de Francis Dalmeida et ses collègues qui, en 1992, ont vu leur hydravion s’écraser et ont dû se débattre dans un marécage. Ce qui occasionne, pour nos valeureux participants, de «caler dans la swompe», de nager pendant de longues heures (si deux athlètes comme Francis Bouillon et Étienne Boulay trouvent ça ardu, imaginez le niveau de difficulté), de manger des quenouilles (dont le goût, semble-t-il, oscille entre celui du panais et du céleri) et de s’offrir quantité d’autres «plaisirs» de même nature. Vous avez dit «extrême»?

Bouillon et son acolyte sont placés exactement dans les mêmes lieux et les mêmes conditions que les victimes de l’époque – ils vont jusqu’à porter les mêmes vêtements – et sont dotés d’un équipement minimal, du genre, un canif, un briquet et un bout de corde de quatre pieds. Évidemment, sans téléphone cellulaire ou autre joujou technologique pour les aider à se repérer et assurer leur bien-être.

Comme troisième partenaire, Francis Bouillon et ses amis peuvent compter sur André-François Bourbeau, professeur universitaire et spécialiste de survie, qui a déjà accompli l’exploit de subsister 31 jours en forêt. Et Dan Bigras, de sa voix reconnaissable entre mille, se charge avec son franc-parler de la narration du parcours des courageux.

Plaire à tous

Francis Bouillon a pris sa retraite du hockey en 2014. Après avoir joué 14 ans dans la Ligue nationale, dont 11 à Montréal (de 1999 à 2008 et de 2012 à 2014, après une ellipse de quatre ans au sein des Predators de Nashville), le sportif a été approché pour devenir commentateur, mais n’a jamais senti l’appel des communications. Expédition extrême l’a titillé parce qu’il pouvait être lui-même dans ce cadre, et que ce type d’exercice le fascinait.

«C’était important que je ne sois pas animateur, explique-t-il. Je n’ai pas de compétences d’animateur, je n’ai pas suivi de cours. C’est sûr que ça s’apprend ; Dave Morissette, par exemple, est très bon, il a une belle personnalité. Mais quand la productrice m’a vendu l’idée d’être naturel, de vivre de nouvelles expériences de plein-air, ça m’a intéressé davantage.»

«Pour moi, c’est de l’inconnu, poursuit Francis Bouillon. Je suis habitué d’être filmé quand je joue au hockey et de faire des entrevues après, de me faire poser des questions sur le hockey mais, au début, je ne savais pas trop quel serait mon rôle dans l’émission. On m’a dit que je n’avais qu’à être naturel et à apprécier le moment, que j’étais un leader en partant, parce que je suis un gars d’équipe de hockey. Alors, j’ai dit : go, j’embarque!»

Celui qui se considère comme un gars fonceur («Mes chums me disent que je prends des risques, parfois trop») estime qu’Expédition extrême est un produit qui peut plaire à tous.

«J’ai visionné la plupart des émissions avec mes enfants de 14 ans, ma conjointe qui a mon âge, ma mère, mes tantes, et tout le monde a aimé ça. Avec les réseaux sociaux, aujourd’hui, on exposés à plusieurs choses. Ce genre d’émission existe aux États-Unis, mais il n’y avait rien au Québec, d’où l’idée d’en créer une, basée sur des histoires vécues. Chez nous, une personne sur deux touche au plein-air, on est curieux, on écoute des téléréalités, on veut savoir ce que les gens font dans telle ou telle situation. Sauf que, nous, ce n’est pas une téléréalité, c’est un documentaire, parce qu’on apprend beaucoup.»

Francis Bouillon vante aussi l’authenticité d’Expédition extrême, qui va un peu de soi lorsqu’on ne peut compter que sur ses dix doigts et son système D pour se sortir du pétrin et avancer.

«Il n’y a rien de contrôlé. Il y a des sacres. Pendant les tournages, on ne voyait pas les caméras. On pouvait être souriants, fâchés, déçus. Dans ce genre de contexte, on ne peut pas toujours être parfaits et faire attention à notre image. Quand on se lève le matin, on est poqués, on n’a pas le choix.»

La première diffusion d’Expédition extrême avait lieu ce jeudi, 10 novembre, à 20h, à Z, mais plusieurs rediffusions sont prévues dans la semaine : le vendredi à 10h, le samedi à 3h, 13h et 19h, le lundi à 1h et 9h, le mardi à 15h, et le jeudi à minuit et 16h.

Vandal Show

Ailleurs dans la grille de Z, à compter de demain, le vendredi 11 novembre, à 22h, Le Vandal Show devrait piquer la curiosité des esprits ouverts et des admirateurs de personnages colorés. La série suit la productrice, femme d’affaires, showgirl et star pornographique Vandal Vyxen, icône du monde underground montréalais, dans mille et un univers généralement fermés au grand public, des «sous-cultures peuplées d’excentricités», décrit Z : show de lutte, bal masqué sexy, tournage pornographique, lieux de BDSM (bondage, domination, soumission, masochisme) et rassemblement de drag queens, entre autres.

Pour assister à un autre genre «d’expédition extrême», un tantinet moins familiale, celle-là. Le Vandal Show est une production de Fair Play, qui était aussi derrière Classé XXX, où apparaissait Vandal Vyxen.