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Essai routier Mercedes-Benz SLC 43 AMG 2017: en souvenir de l'été (PHOTOS)

02/11/2016 09:05 EDT | Actualisé 02/11/2016 09:05 EDT
Courtoisie

Rares sont les cabriolets qui peuvent se targuer d’être des voitures d’automne. Traditionnellement, la première petite apparition de feuilles jaunes jette une douche froide (sans mauvais jeu de mots) sur les propriétaires de cabriolets qui s’empressent de les ranger pour les préserver, et parce que leur voiture n’a pas de qualités hivernales, ou si peu.

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Puis il y a la nouvelle Mercedes-Benz SLC. Ce coupé-cabriolet, qui n’est en fait qu’une évolution de la Mercedes-Benz SLK, mais nous y reviendrons, dispose d’un toit rigide, et d’une garde au sol plus que suffisante pour résister aux affres de l’hiver. Il est vrai, en revanche, que sa notion de performance (notre voiture d’essai était quand même une AMG), et le fait qu’elle soit une propulsion ne rendent pas la tâche si facile.

Mercedes-Benz SLC 43 AMG 2017

En revanche, si le coupé cabriolet est aussi une voiture d’automne, c’est davantage pour son confort et son équipement. Tout commence avec le système AirScarf qui transmet un petit jet d’air chaud qui se faufile dans le cou des occupants et qui les réchauffe même en l’absence du toit.

Ajoutez à cela des sièges chauffants et vous aurez au visage le même genre de sourire niais qui habitait ma chérie chaque fois que nous partions en randonnée. Elle, qui est une indécrottable amatrice de cabriolet, a apprécié les randonnées automnales sur les routes de campagne, les cheveux au vent et le reste bien au chaud.

Petit détail qui lui a aussi fait plaisir, c’est que le toit rigide et vitré (qui se rabat complètement en une vingtaine de secondes) a encore l’option Magic Sky. En termes clairs, il suffit d’une pression du doigt pour rendre la surface vitrée quasi totalement opaque, et d’une autre pression du doigt pour la ramener à sa transparence.

La SLK, c’est terminé

Ne cherchez plus chez Mercedes-Benz l’appellation SLK. Elle a été remplacée par SLC, le C permettant de mieux associer la petite voiture deux places à la famille de Classe C de laquelle elle est issue. Ce changement de nom ne veut pas, pour autant, dire que la voiture a été totalement modifiée. Au contraire, on a préservé la majeure partie de ses composantes, se contentant de lui greffer une nouvelle partie avant.

Ainsi, la grille a été remplacée par une nouvelle calandre à motifs diamantés et un logo à ailes argentées. Encadrant cette grille, de nouveaux blocs optiques sont aussi de mise, ainsi qu’un pare-chocs un tantinet plus agressif. Normal, puisque notre voiture arbore l’écusson AMG, signifiant performance en langage Mercedes.

La partie arrière a à peine été retouchée, et l’habitacle, outre un écran légèrement modifié, n’a pas changé. Ce qui, je dois cependant l’avouer, est probablement la plus grande déception de la voiture. L’ergonomie n’a rien de moderne, la planche de bord continue d’abonder en boutons de toutes sortes (on y retrouve même un clavier téléphonique), et l’ensemble ne procure pas vraiment de sensation de modernisme. En fait, si j’étais un peu méchant, je dirais que j’ai l’impression de reculer dans le temps lorsque je prends place à bord de la SLK.

Autre changement, et il est majeur cette fois, c’est sous le capot qu’on le retrouve. Alors que l’ancienne génération de la SLK la plus puissante, la 55 AMG, misait sur un gros moteur V8 pour se mouvoir, la petite SLC opte plutôt pour un V6 biturbo de 362 chevaux. Une perte d’une cinquantaine de chevaux, mais qui ne font, étrangement, qu’une bien petite différence.

Il faut dire que la perte de deux cylindres vient aussi avec une perte de poids notable, et que la petite voiture réussit désormais le 0-100 en quelque 4,7 secondes, contre 4,6 pour l’ancienne génération. Je vous mets au défi de vous en rendre compte sans tenir un chronomètre à la main.

Conduire pour le plaisir

Même si l’ergonomie et le décor de l’habitacle (par ailleurs profitant d’une qualité d’assemblage hors pair) ne sont pas du tout dernier cri, la conduite de la SLC 43 AMG, elle, a tout de moderne, surtout quand on s’amuse avec les différents modes de conduite.

Les puristes protesteront qu’il ne s’agit pas d’une véritable AMG puisque le moteur n’a pas été assemblé à la main, comme le veut la tradition. Ce qui n’est pas faux, faut-il le préciser, mais qui n’a qu’une influence marginale sur les performances de la voiture.

En mode Eco, la voiture se comporte avec une certaine paresse, privilégiant les rapports plus courts et les accélérations plus lentes au profit d’une consommation plus basse. Mais plus les modes augmentent, plus la personnalité de la voiture se raffermit et se vivifie.

En mode Sport +, le contrôle de traction reste actif, mais devient plus permissif, et la seule sonorité du moteur vaut le détour. On n’est pas dans le ronron rassurant du gros V8, mais on frissonne quand même de plaisir à chaque accélération. Et à chaque décélération aussi puisque la transmission rétrograde avec une pétarade toute sportive.

Ceci étant dit, c’est encore le mode confort qui est le plus passe-partout, ne modifiant pas réellement la direction et fournissant somme toute de belles sensations de conduite. La tenue de route est sans reproche, et la SLC 43 est probablement la plus équilibrée des versions (la SLC 300 offrant moins de puissance, évidemment). Même au détriment des anciennes générations.

La SLC 43 AMG n’est pas parfaite, et son prix de base de 70 900 $ ne la rend pas non plus accessible à tous. Quand on la compare à ses rivales, la Audi TT-S ou la Porsche 718 Boxster, elle est moins agressive, et moins sportive. La Mercedes-Benz SLC 43 AMG, c’est une voiture de compromis, offrant puissance et confort à parts égales. Et elle est parfaite en automne, je vous le jure!

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