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Notre bulletin de «La voix junior» (PHOTOS)

17/10/2016 02:11 EDT | Actualisé 17/10/2016 02:11 EDT
TVA

Les équipes se complètent petit à petit. Depuis hier, au terme de la troisième ronde d’auditions à l’aveugle (sur cinq) de La voix junior, Marie-Mai, Alex Nevksy et Marc Dupré ont chacun neuf poulains dans leur écurie, et comptent tous d’importants atouts dans leur jeu. Vous avez raté les récentes prestations de la sympathique compétition? Voici notre bulletin hebdomadaire.

Nos chouchous…

À 14 ans, la charismatique Megan Jobin, de Québec, a déjà tout le potentiel d’une vedette de comédie musicale et chante déjà «professionnellement», si on peut dire, en se produisant dans des fêtes d’enfants. Son incarnation de La reine des neiges fait semble-t-il déjà fureur. Robe noire au corps et écharpe rouge au cou, la gamine, à l’aise comme un poisson dans l’eau sur scène, est devenue un brin timide lorsqu’est venu le temps de s’adresser aux coachs. Elle s’est trouvé des points communs avec Marie-Mai et a choisi de faire tandem avec elle pour le reste de l’aventure La voix junior.

Le petit Maxim Doucet, 9 ans, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, est déjà frondeur et enthousiaste comme pas un, et ses yeux bleu océan raviraient les plus endurcis. Attachant et articulé, Maxim fera sans doute fondre le cœur des téléspectateurs, probablement tous déjà charmés par son authenticité et sa candeur toutes enfantines. Il avait l’air d’un petit homme plein d’assurance avec son chapeau et son nœud papillon rouge. Son interprétation, accompagnée à la guitare, de Hold Back The River, de James Bay, était parfaite. «Vous avez pas idée comment je suis content», a laissé tomber le garçonnet, pour qui Marie-Mai a été la seule à manifester son intérêt, même si Marc et Alex ont aussi chaleureusement reconnu la qualité du numéro de Maxim.

Belle prise pour Alex Nevsky que la pure Emy Rayes, 12 ans, de Boucherville, dont la voix lisse et puissante a rendu une excellente Stay, tube de Rihanna. «Donc, t’es dans mon équipe, ok?», s’est réjoui Nevsky qui, étonnamment, a été le seul à tendre la main à Emy, une brunette aux traits délicats.

Il se dégage une force tranquille de la basanée Zoé Daferuru, 12 ans, de Terrebonne, qui a joué d’audace en propulsant une pimpante et craquante Au bout du rêve, du film d’animation La princesse et la grenouille. Pas de danse, intonations et fluctuations contrôlées, qui ont insufflé dynamisme et énergie à sa mélodie, Zoé, pas exubérante le moins du monde, avait les trois coachs à ses pieds, et a suivi sa première intention en jetant son dévolu sur Marc Dupré.

Sa guitare au cou, Katrina Becker-Gedge, 14 ans, de Vancouver, en a imposé avec son instrument vocal parfaitement modelé aux sonorités folk et country. Au gré de All I Want, du groupe irlandais Kodaline, Katrina et son délicieux accent anglophone ont été chercher Marc, Marie-Mai et Alex un à un, et les trois professionnels se sont ensuite confondus en supplications pour l’attirer dans leur clan. C’est finalement Marc qui a remporté la mise.

Charles Poirier, 13 ans, de Vaudreuil-Dorion, a beau n’avoir jamais donné de spectacle avant son essai à La voix junior, il a été solide sur All of Me, de John Legend. Alex Nevsky a été le seul à flancher pour sa voix grave et profonde et a vanté, à la fois, la grandeur et la retenue de son nouvel ami, de même que sa sagesse.

Marianne Choquette-Brunet, 9 ans, de Blainville, ressemblait à une petite poupée et a entonné comme une vieille routière la très mature Je pense à lui, de la comédie musicale Don Juan. On aurait pu tomber en bas de nos chaises en constatant qu’aucun des coachs ne l’a réclamée; Marianne a été plus envoûtante que bien d’autres petits candidats repêchés depuis trois semaines à La voix junior. Il faut croire que Marc, Alex et Marie-Mai ont leurs raisons, que la raison ne connaît pas.

«La voix junior» - 16 octobre 2016


Les autres candidats…

C’a été long avant que le timbre un peu faussant de Charles Kardos, 13 ans, de Longueuil, ne fasse se retourner d’abord Alex Nevsky, puis Marie-Mai et Marc Dupré. Est-ce que son choix de chanson, J’ai souvenir encore, de Claude Dubois, a joué en sa faveur? On croit que oui. Le garçon a fondu en larmes à la fin de sa prestation et a continué de déverser son émotion pendant que les trois coachs l’encensaient. «J’ai l’impression que tu es un original. Tu me remplis de joie», lui a entre autres dit Alex Nevsky, qui est parvenu à le retenir dans son équipe. Ils formeront, d’après Marie-Mai, un «duo de frisés». «Oh mon Dieu, c’est-tu un rêve?», s’est exclamé Charles avant de prendre sa décision.

La douce Camélia Zaki a été efficace sur Ain’t No Mountain High Enough, de Marvin Gaye et Tammi Terrell. La Sherbrookoise de 11 ans s’est illuminée à travers ses mouvements de danse lorsqu’elle a vu les trois fauteuils rouges pivoter à son écoute. «Tu as donné un super show», l’a félicitée Marc Dupré, qui est resté bouche bée en entendant l’âge de celle qui allait devenir sa protégée.

Très chic avec son habit et son chapeau blanc, Alexandre Picard, 13 ans, de Montréal (et né à Toulouse, en France), s’est peut-être attaqué à trop gros avec Parler à mon père, de Céline Dion. Personne n’a bougé pour lui, et Marc Dupré a expliqué, devant l’air déçu de l’adolescent, que sa technique n’était pas exactement au point.

La très correcte You Lost Me, proposée par Rose-Coralie Audet, 12 ans, de Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean, n’a pas été suffisante pour séduire le trio de guides de La voix junior, qui semblait s’accorder sur le fait qu’un morceau de Christina Aguilera était peut-être trop ambitieux pour le coffre d’une minuscule personne comme Rose-Coralie. Celle-ci a toutefois reçu plusieurs tapes dans le dos bien senties après sa tentative.

Quel personnage, que le coloré Robert-Olivier Fragasso! On aurait cru à l’apparition d’un jeune Pierre Lapointe, tant dans le look (chemise rose pointillée de noir, pantalons jaunes, bretelles) que dans le ton et l’attitude, en regardant et en écoutant l’élancé jeune gaillard de 12 ans, de Lorraine, s’époumoner sur Feeling Good, de Michael Bublé. Comme c’est toujours le cas avec le dernier aspirant à pousser la note dans une émission de La voix junior, les trois coachs se sont démesurément emballés à son endroit, lui promettant mer, monde et glissades d’eau. Robert-Olivier a décidé de poursuivre sa route avec Marie-Mai, qui criait de bonheur d’avoir été sélectionnée par lui. «La naissance d’un crooner», a précisé la chanteuse pour définir le moment qu’elle venait de vivre.

Quelques observations…

- Les coachs sont de plus en plus honnêtes et terre-à-terre avec les enfants qui défilent devant eux. Ils ont laissé tomber les grandioses promesses, au profit de commentaires justes et constructifs, qu’on prend plaisir à écouter et analyser. Dimanche, ça paraissait même plus authentique, par instants, qu’à La voix des adultes. Et on aime ça. Beaucoup.

- Si, en début de saison, on croyait que Marie-Mai rameuterait tous les petits concurrents de La voix junior en raison de sa grande popularité auprès de cette tranche d’âge, nous voilà confondus. Marc Dupré et son bagage pop et Alex Nevsky et sa flamboyance ont également la cote, et certains styles se marient naturellement. L’équilibre est parfait.

- On apprécie énormément les remarques qu’échangent les coachs entre eux entre les passages des participants. La complicité entre les trois ne semble absolument pas feinte. Marie-Mai, entre autres, a toujours le mot rigolo ou touchant, qui fait mouche à tout coup.

- On craque pour le naturel et la vérité de Maripier Morin, ses aptitudes de communicatrice, ses parfaites imperfections. Mais on se demande encore à quoi sert sa présence à La voix junior, insérée avant l’entrée en piste des minis chanteurs et chanteuses. Ses courtes discussions avec les bambins sont mignonnes, mais donnent l’impression de remplir du temps plus qu’autre chose.

- Les yeux illuminés des enfants, lorsqu’ils voient les chaises rouges se retourner devant eux pendant leur chanson, sont absolument magiques!

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