POLITIQUE

Véronique Hivon croit à la convergence «progressiste» dans Verdun

16/10/2016 02:11 EDT | Actualisé 16/10/2016 08:40 EDT

La députée du Parti québécois Véronique Hivon, qui est de retour dans ses fonctions après un congé de maladie, est demeurée optimiste pour la convergence "progressiste", malgré une invitation de Québec solidaire à se rallier à sa candidate en vue d'une partielle à Montréal.

Après avoir dû abandonner la course à la direction péquiste pour des raisons de santé, Mme Hivon était présente à la réunion du caucus péquiste à Victoriaville, dimanche.

Dans un échange avec la presse, Mme Hivon, qui conservera ses fonctions de porte-parole à la justice, a affirmé qu'elle garde tout de même espoir d'en arriver à une entente avec QS.

Le PQ propose à Québec solidaire et au Parti vert une investiture commune pour désigner un candidat dans Verdun qui, s'il est élu, siégerait comme indépendant à l'Assemblée nationale.

Le Parti vert a fermé la porte à cette proposition tandis que QS a invité les péquistes, samedi, à se rallier à la candidate qu'ils ont déjà choisie pour les représenter.

véronique hivon

Selon la députée, la réponse de QS n'empêche pas la possibilité de discuter d'une candidature commune dans Verdun.

"Avoir un gain dans Verdun, sous une forme ou une autre, ce serait une excellente nouvelle de pouvoir avoir un candidat, un député progressiste de plus et un libéral de moins", a-t-elle dit.

Mme Hivon a déclaré qu'elle a eu le feu vert de son médecin pour reprendre toutes ses activités, après s'être retirée à la fin d'août.

"C'est sûr que c'est un deuil, d'arrêter en plein milieu une course, une aventure qui était très forte", a-t-elle dit.

Mme Hivon a affirmé qu'elle est demeurée neutre, après son retrait, pour permettre aux députés qui l'appuyaient de faire leur choix librement. Trois d'entre eux sont allés dans le camp Lisée, un seul dans celui d'Alexandre Cloutier, que Mme Hivon avait appuyé lors de la course précédente, en 2015.

"Il ne faut rien y voir du tout sauf une volonté de neutralité", a-t-elle dit.

M. Lisée a clairement laissé entendre que Mme Hivon pourrait demeurer responsable de la convergence, comme elle l'était alors que Pierre Karl Péladeau était chef.

Le nouveau chef a souligné les aptitudes de Mme Hivon à établir des ponts à l'extérieur du PQ.

"Je pense qu'elle l'incarne mieux que moi, alors vous allez voir dans les attributions qu'on va lui donner aujourd'hui, l'espace qu'elle va avoir pour pouvoir incarner cette volonté", a-t-il dit.

Dimanche, M. Lisée a affirmé que la victoire ne serait pas possible en se ralliant comme QS le souhaite.

"Ça ne nous ferait pas gagner, a-t-il dit. On sait que le ralliement des électeurs péquistes à quelqu'un de QS qui a refusé de faire une candidature commune aiderait les libéraux."

M. Lisée a pointé vers un sondage commandé par le PQ qui montre que 75 pour cent des électeurs de QS sont ouverts à une candidature commune, alors que ce chiffre grimpe à 90 pour cent chez les péquistes.

"Leurs électeurs souhaitent un candidat commun alors je leur demande de faire une pause, de regarder la réalité, d'entendre leurs électeurs. Nous, 90 pour cent des électeurs du PQ veulent ça, on est d'accord avec eux. On a quelques jours encore."

Selon M. Lisée, qui veut discuter d'un possible partage de la carte électorale aux prochaines élections générales, cette partielle de Verdun est "un test pour tous les progressistes".

Mme Hivon a été plus nuancée sur les conclusions qu'il faudra tirer de l'exercice de la partielle dans Verdun, l'une des quatre circonscriptions où le gouvernement doit prochainement déclencher une élection.

"Je ne pense pas qu'il faut voir rien comme un test, ce qu'il faut c'est tendre la main et trouver des solutions innovatrices, essayer autre chose, sortir des sentiers battus", a-t-elle dit.

Un sondage du PQ montre que sans alliance, les libéraux vont gagner Verdun, tandis qu'un front commun du PQ et de QS serait au coude à coude.

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