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5 questions sur «Obèse, changer de vie» sur Moi&cie (VIDÉO)

13/10/2016 02:54 EDT | Actualisé 13/10/2016 06:41 EDT

La chaîne MOI&cie propose dès ce soir la série documentaire Obèse, changer de vie, qui suit le parcours de six personnes aux prises avec un surplus de poids, et étant en attente ou ayant subi une chirurgie bariatrique. On y rencontre Michel, Marie-Christine, Marc, Karine, Martin et Julie, dont le récit vous touchera à coup sûr.

Obèse, changer de vie n’a absolument rien d’un cirque, ni d’une compétition. C’est plutôt le portrait sensible et sans fard d’individus qui osent parler de leur réalité avec beaucoup d’honnêteté et d’authenticité. On entre dans l’intimité de ces personnes, dans leur maison, chez leur médecin, et on comprend combien l’obésité peut affecter l’estime personnelle, à travers le regard des autres certes, mais également, et surtout, par son propre regard sur soi.

La série s’intéresse en outre de près à tout ce qui entoure la chirurgie bariatrique, souvent perçue à tort comme une «solution facile», mais qui entraîne son lot de conséquences et nécessite un suivi serré. Par exemple, on apprend qu’après une telle intervention, il n’est plus possible de manger beaucoup ou trop rapidement. Et le corps ne devient pas automatiquement parfait après la transformation, avec la peau qui pend et les séquelles psychologiques imprégnées à jamais.

Le fil conducteur d’Obèse, changer de vie, c’est l’histoire de Maryse Deraîche, connue pour avoir publié un article frappant sur l’élimination de ses livres en trop sur Urbania en 2012. Dans les premiers épisodes d’Obèse, changer de vie, Maryse Deraîche subit l’opération de reconstruction qui suit la chirurgie baratrique. Les autres participants à l’émission ont été recrutés par le biais du groupe de soutien Obèses Anonymes et par l’intermédiaire du Dr Ronald Denis, spécialiste québécois de la chirurgie bariatrique.

Carole Caron, productrice chez Trinôme, et Émilie Ouimet-Maurice, attachée de presse chez MOI&cie, se sont concertées pour répondre aux questions du Huffington Post Québec à propos d’Obèse, changer de vie. Les 10 épisodes de 30 minutes sont réalisés par Maude Sabbagh (La mort m’a dit, Bull Jumping, Code F, Un souper presque parfait, Comment rénover sans trop se chicaner, etc).

Obèse, changer de vie, le jeudi, à 21h, dès ce soir, 13 octobre, à MOI&cie. En rediffusion le dimanche à 16h, le mardi à 14h, le mercredi à 22h et le jeudi à 11h.

1- Quelle était l’intention première en concevant cette série documentaire?

«Il y a peu de séries documentaires qui se penchent sur le sujet de l’obésité au Québec. La thématique traitée est assez taboue en général. La réalité est grandissante au Québec quand on parle de surplus de poids, et on a remarqué qu’il y a un intérêt de la part des téléspectateurs pour en savoir davantage sur le sujet. On a aussi voulu faire une différence entre une émission comme Qui perd gagne et Obèse, changer de vie en montrant le «avant-pendant», et surtout le «après» des candidats. On parle souvent de perte de poids, mais rarement de ce qui se passe après le processus, que ce soit physiquement ou psychologiquement. C’était l’une de nos intentions d’aborder cet aspect. Tout le monde est touché de près ou de loin par l’obésité, alors on croit que personne ne pourra rester indifférent à ce type de série documentaire.»

2- Comment a été réparti le tournage?

«On parle d’un tournage d’environ un an pour la série complète. La production était très à l’affut de tout ce qui se passait dans la vie de chaque protagoniste. La recherchiste était en contact régulier avec eux. Si la production jugeait que ça valait la peine de se rendre à un rendez-vous ou à un évènement, l’équipe y allait. Tout s’est fait de manière instinctive, plus que planifiée. Il n’y avait pas un calendrier de production fixe. Tout se faisait de façon spontanée.»

3- Quelles problématiques seront abordées au fil des 10 épisodes?

«Nous suivons le cheminement de chaque protagoniste. Chacun a son lot d’embuches et de défis, que ce soit les pulsions alimentaires, la démotivation par moments, mais ils ont tous aussi leurs réussites et leurs victoires! Nous les suivons dans leurs angoisses comme dans leurs joies. Nous les voyons évoluer physiquement (préparation à l’opération qui nécessite des démarches et un processus-suite à l’opération: changement des habitudes de vie, réapprendre à vivre avec un « nouveau » corps, l’acceptation de soi) mais aussi psychologiquement (suivis médicaux divers, rencontres avec des psychologues, témoignages de l’entourage, etc.) Plusieurs sujets seront touchés, mais il n’y a pas de thèmes précis par épisode. Chaque histoire de chaque protagoniste a un lien qui crée un seul récit homogène.»

4- Les protagonistes se sont vraiment livrés à la caméra sans tabou. Pourquoi ont-ils accepté de participer au projet, quelles étaient leurs motivations? Et celles de leurs proches?

«La motivation première principale chez la majorité des protagonistes était de faire tomber les préjugés par rapport à l’obésité. Souvent, les gens pensent qu’être obèse signifie simplement que tu manges trop et que tu ne fais pas assez de sport. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Les problèmes métaboliques existent vraiment! Nous allons d’ailleurs en parler dans l’épisode 4, quand Maryse ira rencontrer un endocrinologue pour en parler et pour démystifier le tout. La société pense souvent à tort que la chirurgie bariatrique est une solution facile. Pourtant, ce n’est pas le cas. Cette opération demande énormément de préparation physique et psychologique. Une fois la chirurgie faite, l’épreuve ne s’arrête pas là : il y a plusieurs effets secondaires, plusieurs médicaments à prendre, des suivis médicaux divers et des actions à poser pour continuer sur la bonne voie. Subir une chirurgie bariatrique ne veut pas dire que la personne retrouvera un poids normal du jour au lendemain et que le problème sera réglé. Bien au contraire ! C’est ce que les personnes qui ont participé au documentaire vont démontrer. Les protagonistes qui ont accepté de témoigner veulent faire comprendre leur réalité pour que cessent les jugements. L’entourage a accepté d’embarquer dans l’aventure pour soutenir leur conjoint ou conjointe, leur mère ou leur père pour les mêmes raisons, et pour appuyer la décision de leur proche souffrant d’obésité.»

5- Qu’avez-vous remarqué chez ces personnes entre le début et la fin du tournage? Au-delà des changements physiques, psychologiquement, quelle a été l’évolution?

«Au début, ils avaient peur du regard des autres, mais quand ils ont vu que l’équipe de production était là, sans jugement, prête à les écouter, ils se sont ouverts. Entre le début et la fin des tournages, il y a eu énormément de cheminement. Par exemple, Marie-Christine était très fragile au début. Michel, lui, était tout simplement au bout du rouleau. Après leur chirurgie, quelques mois plus tard, leur estime de soi avait monté en flèche. Enfin, ils avaient des projets de vie. Pour eux, c’est maintenant «sky is the limit», alors qu’avant, ils avaient de la difficulté à monter des escaliers. Ils se sont rendu compte qu’un futur était maintenant envisageable et ça, ça fait toute une différence dans leur attitude et dans leur corps.»

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