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L'industrie des pêches menacée par le manque de relève

09/10/2016 05:27 EDT | Actualisé 09/10/2016 05:27 EDT
Radio-Canada.ca

La relève se fait rare dans l'industrie des pêches. Une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) va se pencher sur ce phénomène, qui affecte la vitalité économique et sociale de nombreuses communautés côtières de l'Est du Québec.

Un texte de Brigitte Dubé d'après un reportage de Bruno Lelièvre

Les chercheurs veulent trouver des solutions, en partenariat avec l'Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie.

Recrutement difficile

Par exemple, les entreprises de pêche ont de plus en plus de difficulté à recruter des hommes de pont. Les pêcheurs eux, se font vieillissants. La moyenne d'âge était de 54 ans en 2014.

Ce manque de relève inquiète le directeur général de l'Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Jean-Pierre Couillard.

«De la relève, il n'y en a presque pas. Il y en a, mais est-ce qu'on est prêts à les inviter à leur donner les outils et le support, ou encore, à aborder le métier de pêcheur dans un modèle moderne?»

- Jean-Pierre Couillard, directeur général de l'Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie

Pour Marco Alberio, professeur en développement régional à l'UQAR, il faut regarder au-delà des questions économiques. L'objectif principal de la recherche est de mieux comprendre la vie et la carrière des capitaines-propriétaires.

« Nous, on veut essayer de voir toutes les dynamiques qui peuvent être un facteur, explique Marco Alberio. Donc, après avoir vu des éléments macro, on va se concentrer sur les trajectoires et les carrières des capitaines-propriétaires. »

Une cinquantaine d'entre eux, en plus de leurs conjointes et de la relève familiale, seront interpellés dans le cadre de cette recherche.

« On va voir trois typologies de pêches : la pêche aux crevettes, la pêche aux crabes et la pêche de fond, qui était surtout la morue, mais qui s'est spécialisée dans différents types de pêche », précise le chercheur.

Cette recherche est financée par le Conseil de recherche en sciences humaines. Les résultats sont attendus à l'été 2018. Des mesures concrètes devraient alors être proposées à l'industrie, afin d'assurer sa pérennité dans l'Est du Québec.

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