POLITIQUE

Salaire minimum à 15 $: grande manifestation prévue à Montréal le 15 octobre

30/09/2016 05:43 EDT | Actualisé 30/09/2016 05:46 EDT
David Cooper via Getty Images
Studio illustration of a five dollar bill, a toonie, and three quarters for a minimum wage graphic/throw. (Photo by David Cooper/Toronto Star via Getty Images)

MONTRÉAL - La lutte pour le salaire minimum à 15 $ au Québec commence à prendre du muscle et à s'activer, alors qu'une importante manifestation est prévue dans deux semaines à Montréal.

La plus grande centrale syndicale au Québec, la FTQ, est l'une des organisatrices, avec "Fight for 15", un groupe plus connu dans le Canada anglais, particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique, et même aux États-Unis, ainsi que "5-10-15", un regroupement de plusieurs autres organisations syndicales et de non-syndiqués au Québec, qui doit être officiellement lancé le 7 octobre.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a dit espérer que "plusieurs milliers" de personnes participeront à cette manifestation du 15 octobre, qui doit marquer le coup.

"Au Forum social, je disais qu'un jour, il faudra former une coalition, pas une coalition qui aura nécessairement l'ensemble des mêmes revendications, mais qu'en tout cas, on ait une revendication commune autour du salaire minimum à 15 $. Et là, je suis bien content, parce que c'est après se concrétiser. On aime ça", s'est exclamé M. Boyer.

Cette revendication du salaire minimum à 15 $ demeure dans l'actualité depuis des mois. Il est actuellement de 10,75 $.

Il en avait notamment été question lors du Forum social mondial, qui s'est tenu à Montréal du 9 au 14 août, lorsque l'homme d'affaires Alexandre Taillefer, aux côtés de M. Boyer, avait défendu l'idée, au nom de la "décence" et comme moyen de combattre la pauvreté.

Au Québec, la FTQ et la CSN sont revenues à la charge à plusieurs reprises, comme le Front de défense des non syndiqués et des groupes comme Au bas de l'échelle.

Le 22 août dernier, lors d'un passage à Longueuil, le premier ministre Philippe Couillard s'était dit ouvert à l'idée de débattre de la question, mais à condition d'entendre tous les points de vue.

La vice-présidente de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, Martine Hébert, qui représente des milliers de petites et moyennes entreprises, avait qualifié de "catastrophique" une augmentation aussi importante du salaire minimum.

Plus tôt cette semaine, à l'Assemblée nationale, l'opposition péquiste a demandé qu'une commission parlementaire se penche sur la question, mais sa motion à cet effet a été battue en brèche par les députés libéraux. Québec solidaire aussi défend l'idée.

Les promoteurs de l'idée n'ont pas l'intention de baisser les bras. Cette semaine, lors d'entrevues avec La Presse canadienne, tant le président de la CSN, Jacques Létourneau, que celui de la FTQ ont soutenu que la plus large coalition possible devait être créée autour de cette revendication pour avoir une chance d'ébranler le gouvernement Couillard.

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