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Les trésors cachés de Roch Voisine à OSM Pop (PHOTOS)

28/09/2016 02:33 EDT | Actualisé 28/09/2016 02:33 EDT
Paméla Lajeunesse

Pour leur union de deux soirs seulement, dans le cadre de la série OSM Pop, l’Orchestre symphonique de Montréal et Roch Voisine ont choisi de jouer de sobriété en revisitant sagement le répertoire du chanteur, magnifié par les sublimes orchestrations du chef Simon Leclerc.

Mais, bien que convenu et plutôt lisse, sans fioritures ni envolées exagérées et tout en simplicité, le tour de chant n’a pas été dénué de surprises pour autant, puisque le beau Roch a exhibé plusieurs pièces cachées de son catalogue, ce qui a probablement fait en sorte que même ses plus fidèles admirateurs (et surtout admiratrices, elles étaient encore plusieurs dans la salle à succomber à son charme) ont peut-être découvert quelques trésors méconnus de leur idole.

Roch Voisine à OSM Pop


De plus, Roch a exploré plusieurs périodes différentes de sa carrière, des plus éloignées aux plus récentes, ce qui a donné lieu à un panorama varié et représentatif de l’artiste qu’il est, qui a quand même offert autour d’une quarantaine d’albums dans sa vie, sans être octogénaire, a signalé Simon Leclerc sur le ton de la rigolade au moment d’introduire l’invité.

Complet au dos, lunettes au visage, le look plus mature que jamais, l’homme de 53 ans est apparu et n’a pas caché sa nervosité. «Quand il prépare ces concerts-là, Simon veut nous déstabiliser un peu. Il a réussi», a glissé un Roch Voisine sympathique, enchanté de ce défi sur la scène de la Maison symphonique, et assez détendu pour saluer ses fils, son amoureuse et ses beaux-parents dans l’assistance, lui qu’on sait si protecteur de son intimité.

La montée instrumentale sur le refrain de La légende Oochigeas donnait le frisson, d’entrée. Kissing Rain et La berceuse du petit diable ont suivi. Les autres classiques de Roch Voisine avaient été soigneusement sélectionnés: Je resterai là (avec Jean-François Breau, sur laquelle le parterre a joyeusement tapé des mains), la festive Jean Johnny Jean (accompagnée du peigne et de la planche à laver de circonstances), Montréal-Québec, Darlin’, Always Be There et l’incontournable, la sacrée Hélène, venue au rappel. Patrick Norman s’est amené pour interpréter en duo avec Roch une puissante À ma mère (perce les nuages), qui leur colle tous les deux à la peau.

Je l’ai vu, texte traitant de spiritualité, a été la première trouvaille exhibée des voûtes dissimulées de Roch Voisine, lequel a également profité de l’occasion pour dévoiler Les amants, air «passé inaperçu sur un vieil album» qui, jugeait-il avec raison, se prêtait bien à l’exercice symphonique. Roch a adressé un clin d’œil à Céline Dion et René Angélil en expliquant la genèse de la chanson, co-écrite avec Manuel Tadros, «le papa de Xavier Dolan», a-t-il relevé.

Il a poussé pour la première fois en spectacle Dance With A Stranger. Multiplied, composée pour l’un de ses garçons, s’est déployée a capella, avec émotion. Une chanteuse mystère devait se joindre à lui pour entonner Le chemin mais, aux prises avec une pharyngite, la principale intéressée a dû demeurer derrière le rideau. Le chemin a donc résonné acoustique et n’en a pas été moins jolie. Roch a aussi raconté avoir créé If I Could dans un chalet du Vermont, il y a une trentaine d’années.

L’OSM et Roch Voisine remettent ça ce soir, mercredi 28 septembre, à la Maison symphonique. Les prochains invités de la série OSM Pop seront Ariane Moffatt (les 1er et 2 mars) et un groupe-hommage à Jacques Brel, formé de Bïa, Bruno Pelletier, Paul Piché, Luc De Larochellière, Pierre Flynn, Marie-Élaine Thibert, Diane Tell, Danielle Oddera, Marc Hervieux et Catherine Major (18 et 19 avril).

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