POLITIQUE
13/09/2016 10:16 EDT | Actualisé 13/09/2016 10:17 EDT

Questions et réponses sur le projet d'oléoduc Énergie Est

Radio-Canada

OTTAWA — Voici quelques questions, réponses et principaux faits entourant le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

Qu'est-ce qu'Énergie Est?

L'oléoduc transporterait 1,1 million de barils de pétrole et de bitume par jour sur un trajet de 4500 km, de la ville albertaine d'Hardisty, au sud d'Edmonton, jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Qu'est-ce qui est vieux et qu'est-ce qui est nouveau?

Près des deux tiers de l'oléoduc, selon le trajet projeté, sont déjà en place. Cette portion existante s'étend sur les 3000 kilomètres qui séparent Burstall, en Saskatchewan, et Cornwall, dans l'est de l'Ontario. Dans l'éventualité où le projet est entériné, de nouveaux conduits devront être conçus en Alberta, en Saskatchewan,  au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Quel serait le coût?

La facture s'élève à 15,7 milliards $, mais était au départ évaluée à 12 milliards $.

Qui s'y oppose?

Les maires de plus de 80 municipalités dans la région de Montréal se sont prononcés contre Énergie Est. L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL),  de nombreux scientifiques spécialisés en environnement et une coalition de groupes environnementaux sont également parmi les opposants.

Pourquoi ils s'y opposent?

Les maires de bon nombre de municipalités et les chefs de différentes communautés autochtones craignent les conséquences d'un éventuel bris de l'oléoduc. Ils s'inquiètent notamment des effets que pourrait avoir un déversement sur leur approvisionnement en eau. Selon l'Institut Pembina, un groupe de réflexion en matière environnementale, jusqu'à 32 millions de tonnes de gaz à effet de serre émaneraient, chaque année, de la quantité de pétrole qui transiterait par l'oléoduc. Plusieurs scientifiques estiment par ailleurs qu'investir dans un projet tel qu'Énergie Est est peine perdue, à l'ère où il faudrait plutôt développer des sources d'énergies vertes.

Qui est favorable à Énergie Est?

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, et son homologue de la Saskatchewan, Brad Wall, se sont tous deux exprimé pour Énergie Est. Quatre importantes organisations syndicales ont par ailleurs fait un plaidoyer commun, cet été, pour ce projet qu'ils ont qualifié d'édifiant pour la nation. À leur voix s'ajoutent également celles des membres de Manufacturiers et exportateurs du Canada. Le Conference Board du Canada estime qu'Énergie Est, si TransCanada va de l'avant, créera 14 000 emplois directs et indirects.

Pourquoi sont-ils pour Énergie Est?

En plus de brandir la création d'emplois, des producteurs de pétrole et des gouvernements de provinces dont l'économie dépend de l'exploitation pétrolière arguent que le Canada obtiendrait un meilleur prix pour son pétrole en raison d'un accès plus direct aux marchés mondiaux. Énergie Est est également vu comme une occasion de réduire le transport d'hydrocarbures par train. De plus, certains partisans du projet estiment que le pétrole qui pourrait être raffiné au Nouveau-Brunswick remplacerait les importations.

Où peuvent être entendus les opposants et partisans?

L'Office national de l'énergie (ONÉ) prévoit entendre les points de vue de 337 intervenants durant 21 mois qui doivent être consacrés à des audiences publiques.

Quel est l'échéancier?

Le projet d'Énergie Est a été évoqué pour la première fois en 2013. TransCanada souhaite entreprendre la construction en 2018. L'entreprise devra toutefois attendre que l'ONÉ termine ses consultations, et que le gouvernement fédéral, le cas échéant, donne son approbation finale. Si le projet est approuvé et que l'échéancier est respecté, le pétrole devrait commencer à remplir l'oléoduc en 2020.

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