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Richard Henry Bain déclaré coupable de meurtre non prémédité et de tentatives de meurtre (VIDÉO)

23/08/2016 05:07 EDT | Actualisé 23/08/2016 08:47 EDT

Richard Henry Bain a été reconnu coupable de meurtre non prémédité du technicien de scène Denis Blanchette, mardi au Palais de justice de Montréal.

Il a aussi été reconnu coupable de tentatives de meurtre envers Dave Courage et 13 autres personnes. Il encourt une peine de 10 à 25 ans de prison.

Le jury délibérait depuis 11 jours.

Les jurés ont rejeté la thèse de la défense, qui demandait que Bain soit reconnu non criminellement responsable pour cause de trouble mental. Les jurés ont par contre opté pour l'accusation réduite de meurtre non prémédité, alors que Bain était accusé de meurtre prémédité, l'accusation la plus grave.

Richard Henry Bain, âgé de 65 ans, était accusé de meurtre prémédité et de trois chefs de tentative de meurtre. Les accusations sont liées à l'attentat perpétré à l'extérieur du Métropolis, à Montréal, le soir des élections provinciales du 4 septembre 2012.

Pauline Marois, alors chef du Parti québécois, prononçait son discours de victoire devant des centaines de partisans réunis dans la salle de spectacle montréalaise.

Denis Blanchette avait perdu la vie et son collègue Dave Courage avait subi de graves blessures après avoir été atteints par le même projectile à l'extérieur de la salle.

Lors de son arrestation, M. Bain avait lancé : « Les Anglais se réveillent! ». La Couronne avait assuré que Bain était sain d'esprit et qu'il avait prémédité cet attentat, motivé par sa haine des souverainistes.

Au procès, la défense a plaidé que M. Bain souffrait de troubles de santé mentale au moment des faits et qu'il ne devrait donc pas être reconnu criminellement responsable de ses actes.

Par ailleurs, l'accusé a entre autres soutenu qu'il avait pris plusieurs comprimés de l'antidépresseur Cymbalta en début de soirée le 4 septembre. Or, à la toute fin du procès, une toxicologue judiciaire est venue dire aux jurés qu'aucune trace de Cymbalta n'avait été décelée dans l'organisme de l'accusé au lendemain de l'attentat meurtrier.

Pour sa part, la Couronne a soutenu que l'accusé était sain d'esprit et qu'il avait prémédité cet attentat, motivé par sa haine des souverainistes que l'élection du Parti québécois avait ravivée.

La sentence est attendue le 6 septembre.

(Avec La Presse Canadienne et Radio-Canada, TVA)

Voir aussi:

La soirée électorale de Pauline Marois (7 avril 2014)

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