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Des détenus privés de médicaments: les contribuables en paient le prix

08/08/2016 11:19 EDT | Actualisé 08/08/2016 11:30 EDT
DanHenson1 via Getty Images
Prison Cell Bars - Black and White

Des détenus du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse se plaignent régulièrement de ne pas pouvoir prendre leurs médicaments d'ordonnance en prison. Un avocat de Saint-Jean croit que le système juridique en paie le prix.

Une enquête de CBC News a démontré que parmi les détenus qui dénoncent des interruptions dans la prise de leur médicament, certains souffrent de graves douleurs ou de troubles psychiatriques.

Selon un avocat de Saint-Jean habitué aux cas criminels, David Mudge, ce sevrage compromet la stabilité de certains détenus. Il affirme qu'un de ses clients a récemment demandé à un juge de l'envoyer à l'hôpital plutôt qu'en prison, puisque ce cycle le rendait suicidaire.

L'avocat explique que lorsqu'un détenu est privé de ses médicaments d'ordonnance, il doit parfois reporter des audiences en cour.

« Lorsqu'il est question d'accusations criminelles, ils doivent être conscients de ce qui se passe et être en mesure de prendre de bonnes décisions », explique David Mudge.

Il ajoute que davantage de temps en cour signifie des coûts supplémentaires pour les contribuables, qui paient déjà les soins de santé dans les prisons. Un cycle qu'il qualifie de frustrant.

Des plaintes semblables

Le président du Collège des médecins du Nouveau-Brunswick, le Dr Ed Schollenberg, indique qu'il entend régulièrement parler de ce genre de situation.

Il dit recevoir au moins un appel par mois de la part de détenus qui n'ont plus accès à leurs médicaments d'ordonnance.

Habituellement, le Dr Ed Schollenberg contacte le médecin de manière informelle pour tenter de résoudre le problème, mais aucun suivi n'est fait par la suite.

Il estime que les médicaments sont retenus pour des questions de sécurité, pour éviter le trafic de médicaments par exemple, plutôt que pour des raisons médicales.

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