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Rio 2016: Le Canada remporte le bronze au relais féminin quatre fois 100 mètres

06/08/2016 10:56 EDT | Actualisé 07/08/2016 03:33 EDT

La profondeur du talent canadien en natation féminine a fait surface, samedi, à la piscine olympique de Rio alors que l'équipe du relais quatre fois 100 mètres style libre a décroché le bronze en fin de soirée.

Sandrine Mainville, de Boucherville, Chantal Van Landeghem, de Winnipeg, Taylor Ruck, de Kelowna, et Penny Oleksiak, de Toronto, ont uni leurs efforts pour récolter la toute première médaille du Canada aux Jeux de Rio.

"Juste le fait de regarder ma mère, c'est quétaine, mais juste de voir ma famille dans les estrades, ça m'a fait pleurer sur le podium", a déclaré Mainville.

"Nous avons toujours dit que nous avions un avantage sur les autres équipes parce que nous sommes des amies proches et que nous nous poussons à l'entraînement. Je suis très fière d'avoir gagné cette médaille avec ces filles", a-t-elle ajouté.

Les quatre nageuses ont aussi mis fin à une disette de 40 ans sans médaille pour le pays lors de cette épreuve. La Montréalaise Anne Jardin, Becky Smith, Barbara Clark et Gail Amundrud étaient montées sur le podium au relais aux Jeux de Montréal, en 1976.

L'Australie a décroché l'or en établissant un record du monde en un temps de 3:30,65 pour terminer devant les États-Unis (3:31,89).

Cette médaille a été le fait saillant des débuts olympiques spectaculaires de Ruck et Oleksiak, qui ont respectivement célébré leur 16e anniversaire de naissance au mois de mai et au mois de juin.

La Torontoise Michelle Williams avait occupé le poste de troisième nageuse dans les vagues matinales pour aider le Canada a enregistrer le troisième temps le plus rapide des qualifications derrière les championnes en titre australiennes et les États-Unis. Ruck avait alors été la dernière nageuse à s'exécuter.

L'entraîneur de la formation, Ben Titely, a cependant décidé de faire confiance à Oleksiak pour parcourir le dernier 100 mètres, au détriment de Williams, qui recevra tout de même une médaille.

"Je n'étais pas très nerveuse juste parce que je savais que les trois autres filles allaient faire leur travail et elles l'ont toutes fait, a dit Oleksiak. Nous étions exactement où nous devions être avant mon entrée à l'eau et j'ai seulement fait mes choses."

Un peu plus d'une heure avant la finale, Oleksiak s'était assurée d'une place en finale du 100 mètres papillon, dimanche, avec le cinquième meilleur temps de la demi-finale. L'adolescente a battu son propre record du monde avec un temps de 56,73 secondes.

"Je n'ai que 16 ans, donc je ne fais pas beaucoup d'acide lactique dans mes muscles, a expliqué Oleksiak à propos de son court repos entre les deux épreuves. Une heure, c'est tellement de temps pour moi parce que j'ai déjà eu cinq minutes entre deux courses."

Mainville, Williams, Van Landeghem et Oleksiak se sont toutes entraînées ensemble sous les ordres de Titely à Toronto.

"Nous passons beaucoup de temps ensemble, avait dit Van Landeghem aux essais canadiens. Le fait de se connaître comme ça, savoir ce qui les motive, ça va nous aider."

Les Australiennes, les Américaines et les Néerlandaises ont dominé les épreuves de relais alors qu'un de ces pays a gagné l'or lors des 10 dernières compétitions internationales.

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