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«Stranger Things», la série vintage déjà culte de Netflix (PHOTOS)

03/08/2016 05:48 EDT | Actualisé 04/08/2016 01:39 EDT

Un monstre étrange qui sème la mort et la désolation, une communauté sans histoire du Midwest américain sous le choc après l’enlèvement d’un jeune garçon, et l’apparition inopinée d’une adolescente mutique aux pouvoirs surnaturels, la série de science-fiction haut de gamme Stranger Things frappe fort depuis sa diffusion sur la chaîne Netflix.

1983. Il s’en déroule des choses dans la petite ville sinistrée d’Hawkins dans l’Indiana depuis qu’une créature sans visage s’est enfuie d’un laboratoire gouvernemental sous des conditions mystérieuses créant la panique des scientifiques. Presque au même moment, le jeune Will Byers disparaît du jour au lendemain laissant derrière lui une maman divorcée et un frère solitaire en plein désarroi. Le chérif du coin Jim Hopper mène l’enquête dans des conditions compliquées puisque chaque jour apporte son lot de surprises. Et si finalement tous ces phénomènes étaient liés entre eux?

«Stranger Things» sur Netflix


Imaginée par les quasi inconnus frères jumeaux Matt et Ross Duffer, cette production esthétique très influencée par les succès rétro de Steven Spielberg au temps de E.T. et des Goonies puise dans le fantastique à la sauce John Carpenter ou Stephen King.

D’autres clins d’œil assumés foisonnent. Comme dans Super 8 de J.J. Abrams – véritable hommage cinéma au style Amblin de la décennie 80’s – le feuilleton paranormal et hyper référencé s’articule autour d’une atmosphère paranoïaque encore plus terrifiante où se cachent les bêtes cauchemardesques de notre enfance. Le tout sous une formidable bande originale électro signée par le groupe Texan Survive.


Des comédiens exceptionnels

Les ingrédients gagnants, pop et nostalgiques sont réunis à travers huit épisodes dont l’intrigue nous tient en haleine du début jusqu’à la fin avec pour décor la tension de guerre froide américano-soviétique. Une deuxième saison que l’on nous prédit plus sombre encore est d’ores et déjà en préparation. Sans renouveler le genre ni le déprécier, la réussite de cette pépite Netflix se trouve véritablement du côté des interprétations calibrées autour d’une profusion de personnages.

Ceux qui tiennent le haut du pavé sont les attachants gamins Mike (Finn Wolfhard), Dustin (Gaten Matarazzo) et Lucas (Caleb McLaughlin), une bande de copains geeks un peu casse-cou, souffre-douleurs dans leur école, mais allumés au point d’entreprendre leur propre recherche afin de retrouver coûte que coûte leur meilleur ami Will (Noah Schnapp). À bord de leurs vélos et walkies-talkies à la main, le trio inséparable découvre en plein bois brumeux une jeune fille en cavale prénommée Eleven (l’hypnotisante Millie Bobby Brown).

Stranger Things, c’est aussi l’occasion de retrouver sur nos écrans Winona Ryder, quasiment méconnaissable dans le rôle d’une mère courage dépassée par les événements tentant néanmoins de communiquer par télépathie et jeux de lumière avec son fils disparu. L’actrice américaine inaugure ainsi son retour après une longue période de disette, hormis quelques apparitions ici et là. Elle qui avait marqué toute une génération avec Beetlejuice et Edward aux mains d'argent compte à nouveau sur les années 1980 pour relancer une seconde carrière.

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