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Elle échange de t-shirt avec son ami après qu'un parc d'attractions eut jugé le sien inapproprié pour une femme (VIDÉO)

03/08/2016 08:27 EDT | Actualisé 04/08/2016 04:05 EDT

Un autre jour, un autre code vestimentaire sexiste.

Une femme nommée Bina Ramesh s’est rendue dans un parc d’attraction Six Flags à Jackson au New Jersey il y a trois semaines, pour célébrer son 22e anniversaire. Pour l’occasion, elle portait un t-shirt col en v simple et des shorts de jeans.

Mais selon un garde de sécurité, la tenue était «inappropriée» et «contre les règles du parc», et on lui a demandé de se changer avant d’entrer dans le parc.

bina ramesh


«J’allais rentrer dans le parc avec mes amis, après avoir déjà été admise plus tôt dans la journée, a-t-elle dit à Seventeen.com. J’avais oublié quelque chose dans ma voiture. En revenant, j’ai eu besoin de passer à travers des détecteurs de métal, dont les lumières ont mis en valeur ma bralette bleue néon, que je portais sous mon t-shirt.»

Selon Ramesh, une agente de sécurité l’avait déjà laissée entrer.

«J’étais tellement frustrée et fâchée, a-t-elle continué. Tout à coup, les règles ont changé quand c’est un agent homme qui porte une plus grande attention à mon décolleté ?»


L’homme a dit à Ramesh qu’une femme agente de sécurité pourrait l’accompagner en dedans pour acheter un nouveau t-shirt, mais elle n’en avait aucune envie. Seventeen.com rapporte que peu de temps après, son ami a remarqué un homme à l’intérieur du parc qui portait un chandail avec les mamelons à l’air et a demandé au garde de sécurité pourquoi il avait été admis.

Sa réponse, selon eux ? «C’est différent. C’est un homme et il n’a pas de seins.»

Alors qu’est-ce que Ramesh a fait ? Elle a échangé de t-shirt avec son ami.

As I was entering Six Flags I was stopped by security because my top was considered inappropriate for the park's...

Posted by Bina Ramesh on Sunday, July 10, 2016


Une fois qu’ils sont entrés, ils ont simplement rechangé de chandails et ont continué leur journée.

Toujours fâchée, Ramesh s’est tournée vers Facebook à la fin de sa journée pour exprimer sa frustration.

«Apparement, quand un garçon porte le même haut que moi, c’est correct, alors merci d’avoir changé de chandail avec moi dans le stationnement parce qu’on vit encore dans un monde de doubles standards ridicules et de sexisme», a-t-elle écrit sous une photo d’elle et son ami.

Six Flags indique sur son site que ses clients doivent porter des hauts et des «chaussures appropriées», mais ne peuvent pas porter des vêtements ou des tatouages avec du langage ou des images offensantes, comme ceux qui montrent de la pornographie ou du soutien pour les drogues.

Le parc peut aussi empêcher des gens d’entrer si leurs vêtements ou leurs tatouages sont jugés inacceptables et qu’ils n’acceptent pas d’alternative «raisonnable».

L’histoire de Ramesh a obtenu beaucoup d’attention et le parc s’est finalement excusé.

«Nous sommes extrêmement désolés de l’expérience que vous avez eue au parc. Notre but est que tous nos clients aient une visite agréable et nous comprenons que ça n’a pas été le cas pour vous, lui aurait dit un superviseur de relations publiques chez Six Flags. Nos membres d’équipes sont entraînés et on leur demande ensuite d’utiliser leur jugement pour faire appliquer nos politiques. Ces agents n’ont pas usé de leur bon jugement et il n’y a aucune raison pour laquelle vous auriez dû être empêchée d’entrer.»

“We are extremely sorry for the experience you had while at the park. Our goal is for all of our guests to have a fun...

Posted by Bina Ramesh on Monday, August 1, 2016


«Cette expérience a mis en lumière un jugement sérieusement inapproprié et un mauvais entraînement à appliquer les politiques des officiers du parc», a-t-elle écrit.

Finalement, elle est reconnaissante d’avoir reçu autant d’attention.

«Ça m’a permis de faire entendre ma voix. Merci à tous ceux qui ont partagé mon histoire, aimé ma publication et m’ont contactée pour me soutenir, c’est très apprécié.»

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Les clichés sur le sexisme illustrés par des pictogrammes



Ce billet initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l’anglais.