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Osheaga 2016 jour 3 : le DJ Gramatik, Nothing But Thieves, Leon Bridges et Dilly Dally (PHOTOS)

01/08/2016 08:25 EDT | Actualisé 01/08/2016 09:27 EDT

Troisième et dernier tour de piste au Festival Osheaga, dimanche, qui présentait le cultissime groupe britannique Radiohead en clôture de spectacle (lire ici le compte rendu de cette prestation). Pour nous, le jeune groupe grunge canadien Dilly Dally, la formation britannique Nothing But Thieves, le chanteur Leon Bridges et le DJ Gramatik.

Dilly Dally

Le buzz est assez gros à propos de ce quatuor torontois qui fait dans le rock grunge. Certains diront que c’est une nouvelle forme d’alternatif. Plusieurs racontent aussi que Dilly Dally a des influences de deux groupes cultes : Pixies et Nirvana. C’est discutable pour la première des deux comparaisons… Peu importe, tout le monde s’entend pour dire que le groupe ne laisse personne indifférent.

De la voix, beaucoup de voix, de la guitare, beaucoup de sons de guitare. Du gros bruit et de l’intensité (quand tu as une chanson rageuse titrée Purple Rage!..), certes, mais aussi du gros fun et une certaine élégance, malgré cette rebelle et frondeuse énergie.

Osheaga 2016: les groupes du jour 3


Ballin Chain, Snake Head, Green, The Touch (quelle mutation de voix ici), voilà quelques-uns des morceaux proposés par la chanteuse Katie Monks, moitié sorcière, moitié «féminine», moitié décalée. Sérieusement, elle est hallucinante sur scène la jeune brunette. Et les trois autres membres (batterie, guitare, basse) ne sont pas en reste. Cette formation est comme une petite bombe lâchée du ciel qui va incessamment toucher la Terre.

Scène des Arbres. 16h10. Il y a eu comme une contraction de l’espace, une dilatation du temps. Pas celle d’Einstein, mais celle de Dilly Dally. Ce n’est pas parfait, évidemment. Bien que relativement mélodiques et réussies dans l’ensemble, quelques chansons manquent de texture, de profondeur. Disons que certaines pièces sont à développer. Or, quand le groupe gagnera en expérience, son tout devrait donner d’excellents résultats. Et c’est déjà fort bien. Notons que la reprise de Drake, Know Yourself, fut un moment fort du concert. À suivre avec attention.

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Nothing But Thieves

Le groupe de rock alternatif originaire de la Grande-Bretagne (formé en 2012) Nothing But Thieves était sur la scène de la Vallée, dès 17h40. Une première pour la formation au Canada, au dire du chanteur Conor Mason.

Difficile de dire avec certitude si ce band aura un brillant avenir, mais ce qu’il a proposé sur les planches était plutôt enthousiasmant : du rock anglais très énergique accompagné d’un chant puissant et convaincant. Disons que Mason ne se gêne pas pour moduler sa voix… Dommage que les chansons se ressemblent autant les unes après les autres.

Durant le concert, on a entendu plusieurs morceaux de leur album éponyme paru à l’automne 2015. Un disque qui a d’ailleurs reçu d’excellentes critiques à sa sortie. Mentionnons Itch (très belle entrée en matière), Painkiller, Excuse Me (la voix fut ici très poussée), Hanging, If I Get High ou encore Trip Switch, une pâle copie des Beastie Boys, avec une touche plus rock. On n’a pu s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin en entendant aussi la reprise de la mythique pièce du groupe américain Pixies, Where Is My Mind (sortie en 1988). On en parlait justement plus haut… Encore et toujours l’influence des Pixies.

Pas mal du tout comme proposition générale, mais le travail de Nothing But Thieves manque légèrement de singularité en concert.

Gramatik

Le producteur d'origine slovène émigré à New York, Gramatik (31 ans), a assuré un set live improvisé durant un peu plus d’une trentaine de minutes sur la scène de la Montagne, entre 20h et 20h30, en raison de l’absence de Disclosure, qui avait apparemment manqué son vol en provenance d’Europe.

Nous étions enclins à délaisser quelque peu Radiohead (plus tard) pour aller entendre quelques énergiques morceaux de Gramatik sur la scène Piknic Electronik (set live programmé dans un autre lieu du site pendant le concert du groupe britannique), mais voilà que le malheur des uns faisait le bonheur des autres : il était soudainement possible de rester sur la grande place et d’assister au travail du Slovène… sans se déplacer.

Ce n’est pas pour rien que Gramatik jouit d’une réputation internationale enviable. Entre dubstep, hip-hop, funk, soul et jazz, il a le secret pour faire danser tout le monde sur un site. Accompagné d’un gars à la guitare électrique, il a balancé plusieurs bons morceaux qui étaient de circonstance pour l’ambiance quasi tropicale et festive de cette fin de journée ensoleillée.

Leon Bridges

Mention spéciale pour le jeune black du Texas Leon Bridges, 27 ans, qui a offert (entre 16h45 et 17h40, sur la scène de la Rivière) plusieurs beaux morceaux de sa musique soul inspirée d’un autre temps.

Coming Home (chanson-titre de son album), Smooth Sailin’, Outta Line, Better Man, Brown Skinned Girl, Texas Sun, Flowers, Hold On, Lisa Sawyer et Mississipi Kisses furent quelques-unes des pièces proposées par le guitariste-chanteur qui danse et look comme un petit géant de la soul. Sa musique évoque les années 1950 et 1960, celles de Marvin Gaye, Otis Redding, Aretha Franklin ou encore Sam Cooke, une de ses idoles. Ce jeune homme au look incroyablement classe, qui était d’abord attiré par le R’n’B et le hip-hop, a fini par trouver une autre voie. Mais ça ne l’empêche pas de proposer des choses hors-champ, comme la chanson Pony, de l’Américain Ginuwine. Très cool.

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