POLITIQUE

SABSA: La petite clinique sans médecins est sauvée

20/07/2016 11:32 EDT | Actualisé 20/07/2016 11:33 EDT
Patrick Bellerose

Le ministère de la Santé et la Coopérative de solidarité SABSA se sont finalement entendus pour poursuivre les activités de la clinique sans médecin située dans le quartier Saint-Roch, à Québec.

Celle-ci opérera désormais en partenariat avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale. En vertu de l'entente conclue mardi en soirée, le CIUSSS sera responsable de la gestion de la clinique en plus du perfectionnement du personnel et d'approvisionner le matériel pour assurer les soins.

De son côté, SABSA continuera de fournir les locaux, de s'occuper de l'accueil de ses 1600 patients tout en conservant son autonomie pour la prestation des soins.

« L'entité de la coopérative demeure ce qui va nous permettre de préserver une autonomie aussi dans la façon de faire nos activités et une possibilité de choisir nous-mêmes nos orientations », précise Émanuelle Lapointe, coordonnatrice à la clinique SABSA.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a toujours prôné que les infirmières s'intègrent au réseau existant, maintient que l'accord va dans cette direction.

« Ça va dans le sens de ce que j'ai toujours pris comme position, à savoir que je considère important le travail fait par les infirmières cliniciennes spécialisées de façon autonome [...] mais développé dans le cadre du mode de fonctionnement de notre réseau, de notre réforme et à un coût que l'on puisse supporter. »

L'Ordre des infirmières satisfait

La présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Lucie Tremblay, croit pour sa part que la reconnaissance de SABSA est un pas dans la bonne direction.

« Évidemment, on est très heureux. C'est un dossier qui nous tient à coeur parce que c'est une super belle façon de promouvoir l'autonomie infirmière et surtout de répondre aux besoins de la population », affirme Mme Tremblay.

Le chemin a été parsemé d'embuches pour la survie de la clinique SABSA qui a pu compter sur la mobilisation de la communauté pour le maintien de ses services.

Après des mois d'incertitude, la Coopérative de solidarité SABSA avait amassé 250 000 $ en juin grâce à une campagne de sociofinancement et un don anonyme de 130 000 $ qui avait permis de poursuivre ses activités pour une année supplémentaire.

SABSA pourra d'ailleurs continuer d'amasser des fonds pour la poursuite de ses activités. La clientèle de la clinique est principalement composée de toxicomanes ou de gens souffrant de problèmes de santé mentale fréquentant peu le réseau de la santé.

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