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Les Québécois seront plongés dans la chaleur mercredi et jeudi (VIDÉO)

13/07/2016 07:03 EDT | Actualisé 14/07/2016 07:27 EDT

Alors que les Québécois pourraient vivre la journée la plus chaude de leur été, mercredi, un rapport publié récemment par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) constate que la chaleur est un problème de santé publique important au pays.

Environnement Canada a diffusé pour mercredi un avertissement de chaleur qui couvre plusieurs régions du sud du Québec. Il est en vigueur notamment à Montréal, à Gatineau, en Estrie, en Mauricie et à Québec.

Ces régions verront le mercure dépasser les 30 degrés Celsius jusqu'à vendredi, alors que les températures devraient diminuer graduellement.

Selon les recherches de l'INSPQ, de tels épisodes de canicule ne sont pas sans conséquence sur les citoyens, car il s'agit maintenant d'un problème de santé publique important. "Entre 1981 et 2009, on avait compté six vagues de chaleur alors que depuis 2010, il y en a au moins une par année", a souligné Marie-Christine Gervais, l'une des auteures du rapport.

L'enquête a été réalisée par le moyen d'un sondage auprès de 3002 répondants vivant dans trois milieux différents, soit la banlieue d'Ottawa, la région de Montréal ainsi que des municipalités dans Chaudière-Appalaches.

L'étude conclut que près de 40 pour cent des ménages abritaient une personne ayant été affectée par la chaleur en 2014 et 2015. "C'est (sur le plan) tant physique que psychologique. Ils peuvent être incommodés, même que certaines personnes, ça peut les rendre dépressives lorsqu'il fait très, très chaud. (Sur le plan physique), ils peuvent éprouver des faiblesses, avoir soif, avoir de la difficulté à faire leurs activités quotidiennes", a précisé la chercheuse.

De plus, 4 pour cent des ménages hébergeaient une personne qui a dû consulter un professionnel de la santé en raison de la chaleur. "Ça peut aggraver des problèmes de santé déjà existants _ des gens qui ont des problèmes respiratoires, par exemple (...) Ça peut aller de crampes, à des évanouissements, à de la déshydratation, ce qu'on appelle des coups de chaleur, mais ça peut aller aussi dans certains cas à la mort si ces situations ne sont pas prises au sérieux", a-t-elle ajouté.

Lors de la première grosse canicule enregistrée en 2010, quelque 300 personnes sont décédées des suites de cet épisode seulement dans la grande région de Montréal, selon le docteur Pierre Gosselin. "Depuis, à chaque année on en a eu à des niveaux similaires", a-t-il indiqué.

Évidemment, les personnes vulnérables sont plus à risque dans ces situations - on pense notamment aux personnes âgées, aux enfants et aux personnes aux prises avec des maladies chroniques. Mais tout le monde peut être touché par un problème lié à la chaleur si l'exposition est trop intense, selon le docteur Gosselin.

"Même quelqu'un en bonne santé, aller faire son jogging quand il fait 33, ça peut mener à des problèmes importants", a-t-il soutenu.

Quoi faire pour éviter les problèmes?

  • Boire beaucoup d'eau, même si on ne ressent pas la soif: "C'est la règle d'or", dit le docteur Gosselin. Les personnes âgées devraient prendre un verre d'eau toutes les demies-heures, selon lui.
  • Passer du temps dans un endroit frais: Le docteur Gosselin recommande de passer au moins deux ou trois heures dans un lieu frais pendant la journée.
  • Réduire ses activités normales: "Ce n'est pas le temps d'aller courir ou de sortir dehors, particulièrement dans les heures les plus chaudes, entre 11 h et 17 h", explique le docteur Gosselin.
  • Se vêtir en conséquence: S'il faut sortir à l'extérieur, Pierre Gosselin recommande de se couvrir la tête et de porter des vêtements pâles et légers.
  • Surveiller son entourage plus vulnérable: "(Il faut) s'occuper de ses voisins, de ses parents qui pourraient être plus dépendants, des enfants, des personnes handicapées, les personnes âgées qui ont peut-être un début d'Alzheimer (...) C'est dans ces catégories-là qu'on va retrouver le plus grand nombre de décès", note docteur Gosselin.

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