POLITIQUE

Le CUSM justifie sa politique d'aide à mourir, mais promet de l'améliorer

04/07/2016 03:56 EDT | Actualisé 04/07/2016 03:58 EDT
Radio-Canada.ca

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a tenté cet après-midi de clarifier la politique qu'il a appliquée en avril pour un patient de l'unité de soins palliatifs. Ce dernier souhaitait recevoir l'aide médicale à mourir, mais on l'a d'abord transféré dans une autre unité.

Les porte-parole du centre hospitalier universitaire montréalais ont soutenu que leur politique ne restreint pas l'accès à l'aide médicale à mourir et qu'elle ne vise pas uniquement à plaire aux médecins. Ils ont aussi expliqué pourquoi les demandeurs doivent avoir été suivis au CUSM dans les 18 derniers mois. Ils ont également relativisé le faible nombre de patients qui ont bénéficié de la procédure dans les installations du centre.

Le CUSM indique tout de même qu'il réévalue sa politique de soins de fin de vie, comme le demande la loi. Il entend l'améliorer avec l'expérience acquise depuis six mois.

« Mais nous continuons de penser qu'il n'y avait rien d'illégal dans les politiques que nous avons établies, ni même rien de contraire à l'esprit de la loi. Tous les patients qui viennent au CUSM peuvent recevoir tous les soins dont ils ont besoin et qu'ils demandent », a fait valoir le président du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CUSM, le Dr Olivier Court.

La politique de soins de fin de vie du CUSM avait été critiquée le mois dernier, tant par l'opposition péquiste que par le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette.

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