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Premier essai Fiat 124 Spider 2017 : le roadster italien, prise deux (PHOTOS)

01/07/2016 07:00 EDT | Actualisé 01/07/2016 07:01 EDT
Courtoisie

Lorsque j’ai posé les yeux sur la Fiat 124 Spider pour la première fois à l’occasion de son dévoilement mondial, je n’étais pas du tout impressionné. De l’angle à partir duquel je la voyais, elle ressemblait à un ramassis d’éléments disparates provenant d’inspirations variées. Un roadster doit inspirer, être invitant et faire rêver de virages et de grandes routes… Ce jour-là, l’inspiration brillait par son absence.

Fiat 124 Spider

Or, tout ça s’est déroulé dans le cadre d’un salon automobile, et aussi utiles qu’ils soient à ma profession, ces salons ne sont pas toujours les plus inspirants.

Plusieurs mois s’écoulent, et je reçois l’invitation pour aller l’essayer, au centre d’essais de FCA dans le Michigan. Je savais alors que ceci allait être l’occasion de me forger une opinion définitive de ce modèle qui m’avait laissé perplexe.

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Descendante de la Fiat 124 introduite en 1966 et dessinée alors par la main agile du designer Pininfarina, la Fiat 124 Spider 2017 partage aujourd’hui la même plateforme que la mythique MX-5 de Mazda en plus d’être presque entièrement assemblée à Hiroshima, dans la même usine que cette dernière. La motorisation par contre, elle, est assemblée à Termoli en Italie.

Oui, elle a beaucoup de ressemblances avec sa demi-cousine. Mais il ne faut guère s’y attarder trop longtemps. Pour reprendre le pas dans la parade des roadsters abordables, il faut être bien outillé. Alors, pourquoi ne pas se coller à la référence dans la matière?

Pour ma part, j’étais réconforté à l’idée que celle-ci s’était inspirée du roadster MX-5 que j’aime tant conduire, avec l’héritage et la sauce italienne en prime.

Trois déclinaisons

La Fiat 124 Spider se décline en trois modèles. La Classica, qui est le modèle de base, la Lusso, qui partage les mêmes performances motrices que la Classica, mais qui est agrémentée de jantes de 17 pouces et d’une sellerie en cuir, entre autres éléments, et la Fiat 124 Abarth.

Cette dernière est munie d’éléments que les amateurs de sport automobile chérissent, comme une suspension Bilstein, un ensemble de freins surdimensionné Brembo, un différentiel à glissement limité et un échappement qui émet une trame sonore signée Abarth.

La Fiat 124 rappelle la MX-5 un peu partout dans l’habitacle, comme les bouches d’aération et la position des diverses commandes. C’est sobre, mais rappelons-nous que la sobriété est l’essence même du roadster.

Au chapitre du style, lorsqu’on prend le temps de regarder sa carrosserie, on peut lire dans ses lignes des rappels de l’ancêtre de la Fiat 124 Spider. Les phares et la grille de calandre, entre autres, sont également des rappels fidèles (mais rénovés) de l’ancien modèle.

Le moulin qu’on a confié à la Fiat 124 Spider est un quatre cylindres turbocompressé de 1,4 litre développant 160 chevaux et 184 livres-pied de couple. Sur la version Abarth, quatre chevaux additionnels lui ont été attribués.

Trois parcours

Sur le parcours d’autocross, j’ai pu prendre le volant de la 124 Spider Abarth tout juste après une légère pluie. Maniant vigoureusement l’Italienne dévergondée entre les cônes, j’ai compris que son scorpion pouvait piquer; elle est extrêmement maniable, mais on s’emporte rapidement jusqu’à ce que l’arrière menace de décrocher. On ne s’en plaint pas, car voilà exactement ce à quoi l’on s’attend d’un roadster sportif.

La seconde partie du parcours était constituée d’une petite piste sinueuse qui permet d’évaluer l’agilité de la voiture. J’ai finalement pu pousser le petit 1,4 litre suffisamment pour en découvrir ses capacités. La motorisation s’est avérée amplement suffisante pour le format de la voiture. Souple et agile, la Fiat 124 dévalait les virages avec brio. Il a fallu faire preuve de prudence et de retenue; contrairement à l’autocross, il y avait un boisé tout près.

La troisième et dernière partie de mon essai fut la moins éprouvante, mais la plus révélatrice. C’est en me perdant sur les contrées lointaines de la piste d’essai que j’ai pu emprunter une route à deux voies de plusieurs kilomètres de longueur qui s’apparente à une route de campagne, au beau milieu de la forêt.

La pluie stoppée, j’ai pu mettre ma Fiat 124 Spider en vitesse de croisière, allumer la radio, et m'installer comme il se doit dans le siège, et dans mes pensées. Le soleil sur la tête, le bras accoudé sur la portière, et le vent faisant danser la manchette de ma chemise. De l’autre main, une prise ferme sur le volant bien adapté et le pied droit sur l’accélérateur réactif… c’était la dolce vita!

Voilà, la Fiat 124 Spider m’avait convaincu. Inspirée d’une légende en ce qui concerne les roadsters, et assaisonnée subtilement à l’italienne, elle a sa place sur le marché. Par contre, est-ce que les consommateurs seront d’accord? Et surtout, sera-t-elle en mesure de convaincre les acheteurs qu’elle mérite d’être choisie avant une MX-5?

Voilà une question d’une importance capitale pour Fiat, une marque qui a grandement besoin d’une étincelle pour l’aider sur le marché canadien.