DIVERTISSEMENT

Le plus beau jour de la vie d'Anne Dorval et Marc Labrèche (réunis à la radio)

22/06/2016 06:39 EDT | Actualisé 22/06/2016 12:41 EDT

C’est le genre de projet qu’on n’ose espérer: Anne Dorval et Marc Labrèche réunis chaque semaine dans une émission de radio où ils laisseront libre cours à leur complicité, cette douce folie qui les anime séparément, mais qui explose littéralement lorsqu’ils sont ensemble.

Le béni rendez-vous s’intitule C’est le plus beau jour de ma vie… et est fixé le samedi, à 16h, dès le 25 juin, à Radio-Canada Première, dont la direction doit se pourlécher les babines d’avoir pu attirer si convoité duo sur ses ondes. À noter que le titre n’est pas «Le plus beau jour de mââââa vie…» ; les nostalgiques de La fin du monde est à 7 heures comprendront…

Mais qu’est-ce donc, cette émission qui égaiera nos week-ends estivaux?

«C’est deux amis qui se rencontrent une fois par semaine, et qui parlent, jasent de tout, résume simplement Marc Labrèche. Il n’y a pas un concept très élaboré. Le réalisateur, Francis Legault, avait fait un documentaire sur Robert Charlebois, il y a un an et demi, et il nous avait demandé, à Anne et moi, d’y chanter Miss Pepsi. On est donc allés en studio, et on a chanté, avec deux musiciens. On a eu énormément de plaisir, et je me disais qu’on devrait récidiver, sous une forme hebdomadaire.»

«On est un peu éparpillés dans nos horaires respectifs, mais c’est juste pour le plaisir de se rencontrer, de se parler de tout et de n’importe quoi. On ne veut pas que ça ait l’air d’un show où on parle juste entre nous ; on s’adresse quand même aux gens qui nous écoutent, mais c’est très feutré, très intime, très convivial. C’est vraiment deux amis qui se retrouvent à l’heure de l’apéro, pendant le week-end, et qui jasent de leur semaine. On peut aussi inviter d’autres amis à venir s’amuser avec nous, on peut se lire des lettres ou des poèmes, se chanter des chansons… On fait la fête de cette façon-là. Mais il n’y a rien d’écrit, pas de script, pas de textes, pas de concept!», poursuit Marc Labrèche en éclatant de rire.

Se laisser aller

Quelques éditions de C’est le plus beau jour de ma vie… ont déjà été préenregistrées, les horaires des deux animateurs n’étant pas faciles à agencer – lui achevant la tournée Les aiguilles et l’opium ailleurs sur le globe, et elle ne manquant pas d’engagements non plus – mais, en général, on tentera de se coller le plus possible à la diffusion du samedi.

Entre autres divertissements, Anne et Marc pourront, par exemple, entonner en chœur Ces mots stupides, Les sucettes ou Don’t Cry For Me Argentina, ou se lancer dans une joute de mots croisés ou jouer une partie de Clue. Parmi les «amis étranges» qui se joindront à eux (c’est Marc Labrèche qui le dit), notons le passage d’un thanatologue, d’un faux monnayeur et d’une prêtresse vaudou (cette dernière évocation venant du ton mi-sérieux, mi-moqueur de Marc Labrèche, on ne sait trop si on doit y croire). On nous promet autant du rire que des larmes.

Labrèche et Dorval tiennent à ce que ce petit cocon douillet qu’ils partageront avec les auditeurs ne devienne pas qu’un banal talk-show radio, où des vedettes viendraient défiler leur actualité du moment.

«C’est anti-ça complètement, jure Marc. Pas qu’on n’aime pas nos amis qui font le même métier que nous, on contraire ; on ne s’empêcherait pas de le faire, mais l’idée de départ, c’est vraiment de se retrouver, étant donné qu’on ne fera que huit ou neuf émissions. On peut inviter des collègues avec qui on travaille, mais surtout pas pour parler de leur métier. Le but, c’est de se laisser aller, d’improviser, de se révéler intimement. Parfois, on se surprend même de s’abandonner aussi naturellement et organiquement ensemble! Mais ça fait tellement longtemps qu’on se connaît, Anne et moi, on se comprend bien, on s’écoute beaucoup, on a beaucoup d’estime et d’amitié l’un pour l’autre.»

Justement, depuis combien de temps ces deux âmes sœurs professionnelles fraternisent-elles comme larrons en foire? Leur première rencontre a eu lieu il y a 25 ou 30 ans, Marc Labrèche ne s’en souvient pas avec exactitude. Et, après Le grand blond avec un show sournois, il y a eu Le cœur a ses raisons, Les bobos et, maintenant, C’est le plus beau jour de ma vie… et, bientôt, le Bye Bye.

«Je me souviens d’avoir croisé Anne dans une allée de théâtre, à un moment donné. Elle était toute jeune, complètement bouclée. Elle avait ce regard tellement sensuel, elle marchait de façon si sensuelle en remontant l’allée. On s’est croisés, on s’est dit bonjour, et c’est tout.»

«Aujourd’hui, c’est une amie, une sœur. Une amie dans le sens complet et large du thème. Quelqu’un avec qui j’ai autant de plaisir à travailler qu’à converser, pour vrai, que je côtoie dans la vie, avec d’autres amis. C’est quelqu’un avec qui je ne me lasse jamais d’échanger.»

Et le Bye Bye?

On a beau voir poindre la Fête nationale dans quelques heures, le Bye Bye 2016 suscite déjà bien de la curiosité, surtout depuis qu’on sait que Marc Labrèche et Anne Dorval en seront les têtes d’affiche, avec Patrice L’Écuyer, Véronique Claveau et un autre familier de l’univers professionnel de Labrèche, Pierre Brassard. À quoi peut-on s’attendre? Des discussions concernant l’attendue revue de fin d’année ont-elles déjà eu lieu?

«On ne sait jamais avant la fin de l’année, hasarde Marc Labrèche. Mais le fait que ça soit Simon-Olivier (Fecteau, réalisateur et concepteur) et Guillaume (Lespérance, producteur) qui s’en occupent, m’inspire beaucoup. J’aime ce qu’ils sont, j’aime ce qu’ils font. À un moment donné, il faut risquer des choses, dans la vie, il faut plonger. Je pense qu’on va avoir du plaisir… J’espère, évidemment, que les gens vont aussi en avoir à le regarder, mais l’aventure, en tout cas, de loin, a priori, me tente beaucoup. Ça m’excite, ça me tente de le faire avec ces gens-là. Je n’ai jamais travaillé avec Patrice, et avec Véronique non plus. Ce sont des gens que j’admire et avec qui je serai content de travailler.»

Il faut dire que l’actualité est particulièrement faste, cette année. Par exemple, au moment même où le Huffington Post Québec s’entretenait avec Marc Labrèche, Bernard Drainville annonçait son départ du Parti québécois.

«L’actualité est un creuset sans fin, mais de toute façon, il n’y a pas que l’actualité, observe Marc Labrèche. Au final, il y a aussi la possibilité de parler de mille thèmes qu’on ne traite pas toujours dans un Bye Bye. On peut parler de féminisme, par exemple, de trucs plus larges… Ça, c’est intéressant. Ce sera aux auteurs de voir…»

Marc Labrèche en a aussi long à dire sur un autre collègue du Bye Bye, Louis Morissette. Lisez l’autre texte à ce sujet dans nos pages pour comprendre de quoi il s’agit…

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