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Brexit: de nouvelles divisions apparaissent dans le camp «partir»

21/06/2016 10:28 EDT | Actualisé 21/06/2016 10:31 EDT

L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, a dénoncé mardi une affiche qui montre une file de migrants qui attendent pour entrer sur le territoire de l'Union européenne, une prise de position qui témoigne des divisions qui existent entre ceux qui souhaitent voir le Royaume-Uni claquer la porte de l'UE.

M. Johnson, qui compte parmi les principaux militants du camp "partir", s'est distancé de Nigel Farage, le leader du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qui a été largement condamné pour cette affiche sur laquelle on voit des migrants non blancs qui se massent aux frontières, avec la légende "Point de rupture".

Les querelles semblent s'intensifier dans le camp "partir" à l'approche du vote référendaire de jeudi. Le mouvement "Vote Leave" de M. Johnson représente officiellement ce camp, mais M. Farage refuse de se taire pour autant.

M. Johnson a déclaré à la radio LBC que cette affiche a une "connotation xénophobe" et martèle que la campagne "Vote Leave" n'y est pour rien.

Il a ensuite refusé, à de multiples reprises, de dire s'il s'est entretenu avec M. Farage au cours des dernières semaines, répétant simplement qu'il veut parler de la campagne.

L'affiche a semé le malaise dans le camp "partir" puisqu'elle a fait surface quelques heures seulement avant que la parlementaire Jo Cox ne soit assassinée en pleine rue, dans sa circonscription du Yorkshire.

La mort de Mme Cox semble avoir plombé le camp "partir", ce qui a propulsé la livre sterling et les places boursières vers de nouveaux sommets. La livre a atteint mardi son niveau le plus élevé face au dollar américain depuis janvier.

Le milliardaire George Soros a offert son appui au camp "rester" mardi, quand il a prévenu qu'un vote en faveur du départ du Royaume-Uni verrait s'effondrer la valeur de la livre sterling, sans pour autant profiter des avantages qui peuvent accompagner la dévaluation d'une monnaie.

M. Soros écrit dans les pages du quotidien The Guardian que l'effondrement de la livre serait encore plus spectaculaire que celui vu en 1992, quand le Royaume-Uni est sorti du mécanisme de taux de change européen. Il estime qu'une victoire du camp "partir" pourrait voir la livre sterling perdre jusqu'à 20 pour cent de sa valeur actuelle.

"Si sterling tombait à ce niveau, ironiquement, une livre vaudrait environ un euro, une manière de 'joindre l'euro' dont personne ne veut au Royaume-Uni", écrit-il.

M. Soros dit enfin que ceux qui croient qu'une décision de partir n'aurait aucun impact sur leurs finances personnelles rêvent en couleurs.

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