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Renault Sport F1 et Microsoft Dynamics: les données au service de la F1 (PHOTOS)

15/06/2016 07:19 EDT | Actualisé 15/06/2016 07:24 EDT
Courtoisie

Les données constituent actuellement une ressource indispensable, et ce dans toutes les sphères de presque toutes les industries. Ces données ont toujours été présentes, certes, comme des minéraux enfouis profondément sous la terre.

À travers le temps, les experts en technologie de l’information ont su développer les outils appropriés pour collecter ces données, en plus de mettre au point des techniques pour les classifier et, ultimement, les faire « parler ».

La Formule 1 et l’automobile en général n’échappent pas à l’acquisition de cette nouvelle ressource. Le sport maîtrise déjà la collecte de données, mais les logiciels qui servent à établir des corrélations entre ces données deviennent de plus en plus utiles pour les équipes et leurs ingénieurs. Et Renault Sport F1 compte bien miser sur les technologies dernier cri afin de profiter au maximum des données collectées. Une Formule 1 compte plus de 200 capteurs parsemés un peu partout sur la voiture. Et qui dit capteurs à la fine pointe de la technologie dit données, beaucoup de données…

Microsoft Dynamics

Pour attaquer le problème de front, l’écurie Renault Sport F1 a choisi Microsoft Dynamics comme partenaire. « Lorsqu’on investit dans un logiciel, celui-ci doit à tout prix retrancher des secondes au tour », explique Thomas Mayer, COO chez Renault Sport F1. En effet, dans un sport compétitif comme celui de la Formule 1, tout doit être mis en œuvre pour que la voiture prenne la position de tête.

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Par exemple, nous savons qu’une Formule 1 est un assemblage de composantes d’aluminium, de titane, de fibre de carbone et de diverses pièces mécaniques. Les composantes aérodynamiques réagissent rapidement et, grâce à des capteurs fixés à celle-ci lors des séances de tests, elles peuvent révéler en temps réel des capacités, défauts et caractéristiques qui s’avèrent fort révélateurs pour les ingénieurs.

Mais les variables sont nombreuses, et les logiciels de Microsoft Dynamics sont en mesure de classifier le tout et, par le fait même, fournir des probabilités aux ingénieurs sur ce qui va se produire lorsque la voiture se trouve dans une situation donnée. Ils peuvent par la suite effectuer les itérations techniques appropriées à celle-ci.

L’idée ultimement est de cataloguer et organiser les données fournies par la panoplie de capteurs présents sur un bolide de F1 afin de savoir ce qui se passe avec la voiture sur le circuit, comment elle réagit et surtout, comment optimiser son comportement afin de retrancher des millièmes de seconde à chaque tour de piste.

« En gros, nous tentons de prédire l’avenir », affirme M. Mayer. Cette affirmation peut sembler audacieuse, mais au bout du compte, le passé est presque toujours garant de l’avenir.