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Le maire de Baie Trinité est rabroué par des manifestants au conseil municipal

15/06/2016 11:24 EDT | Actualisé 15/06/2016 11:27 EDT
Christine Balderas via Getty Images
A gavel in front of a justice scale.

Des syndiqués continuent de se mobiliser pour soutenir une employée de la municipalité de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord, qui a été victime d'une agression sexuelle de la part de son employeur, le maire Denis Lejeune.

Des dizaines de membres du Syndicat canadien de la fonction publique se sont invités mardi soir à la séance du conseil municipal pour exiger la réintégration de l'employée, Caroline Lamarre.

Depuis qu'elle a dénoncé sa situation il y a maintenant trois ans, la jeune mère de famille ne peut pas se rendre à son bureau en raison d'une limitation fonctionnelle de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui lui interdit de se trouver en présence de son agresseur.

Le maire Denis Lejeune a été condamné en janvier dernier à exécuter 120 heures de travaux communautaires, à purger une période de probation de deux ans et à faire un don de 4000 $ au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALAC) sur la Côte-Nord.

Comme il n'a pas eu à purger 30 jours de prison, la loi permet au maire de rester en poste.

Selon une personne présente, les élus ont dit ne pas pouvoir réintégrer Mme Lamarre, même si le maire était absent à la séance du conseil et que leur décision était dictée par des questions juridiques.

En effet, la sentence de Denis Lejeune a été portée en appel par son avocat en juillet 2015.

Le syndicat croit, au contraire, que des accommodements pourraient être négociés avec la municipalité.

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