NOUVELLES

Shell donne un coup de pouce environnemental au Canada

08/06/2016 12:27 EDT | Actualisé 08/06/2016 12:27 EDT
ASSOCIATED PRESS
The town of Iqaluit, Nunavut is shown Wednesday Feb. 3, 2010. Iqaluit, population 7,000, may seem an unlikely venue for a G-7 bull session about the global economy, but the host nation chose it in part to underscore a message about sovereignty over its part of the Arctic. (AP Photo/Robert Gillies) ** zu unserem KORR. **

Shell Canada cède ses permis de prospection pétrolière sur une zone côtière de 8625 km2 au Nunavut, dans l'Arctique canadien, à l'ONG Conservation de la nature Canada. Cette dernière utilisera ses zones côtières pour y créer un parc de conservation naturel maritime.

Déjà retiré de l'Alaska, le groupe anglo-néerlandais a cédé un territoire situé au nord de l'île de Baffin. Le Canada pourra ainsi se rapprocher de ses objectifs de protection de la nature en vertu de sa ratification d'un traité sur la biodiversité qui prévoit que le pays protège, d'ici 2020, 17 % de son territoire et 10 % de ses côtes maritimes.

Le projet de parc naturel marin aura une superficie de 44 500 km2, soit la quasi-totalité du détroit de Lancaster qui relie l'Atlantique Nord à l'océan Arctique. La région est prisée des mammifères marins comme le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, le morse, l'ours polaire et plusieurs colonies d'oiseau polaires.

Grâce à cette démarche, nous reconnaîtrons le rôle des peuples autochtones au Canada de même que l'usage traditionnel de ces lieux spéciaux.

- Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique

« Des ententes innovantes, comme celle annoncée aujourd'hui, visant à protéger le détroit de Lancaster dans le nord du Canada, reflètent bien les progrès incroyables que nous pouvons faire lorsque nous travaillons en toute collaboration », a ajouté son collègue de Pêches et Océans Canada, Dominic Leblanc.

Des millions pour la conservation marine

Le budget fédéral de 2016 prévoit une somme de 123,7 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer les activités de conservation marine. Ce financement servira à la désignation de nouvelles zones de protection marines relevant de la Loi sur les océans et à la continuation des travaux de création de nouveaux parcs nationaux et de nouvelles aires marines nationales de conservation, incluant le détroit de Lancaster, au Nunavut, et d'autres zones de protection marines éventuelles.

Le retrait d'Alaska, de Norvège et de l'Arctique canadien permettent à Shell d'envoyer « un message fort » aux producteurs d'hydrocarbures en leur démontrant que « leur rêve d'un Arctique pétrolier tourne au cauchemar », s'est félicité Greenpeace.

Le temps est venu pour le gouvernement et l'industrie de reconnaître que l'exploitation pétrolière de l'Arctique n'est pas compatible avec la protection du climat et ne correspond pas aux nouvelles réalités du marché mondial de l'énergie.

- Greenpeace

VOIR AUSSI:

Les véhicules les moins écologiques

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter