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«Quart de vie»: Quand des filles font une série de filles... et s'éclatent sans censure (VIDÉO)

07/06/2016 05:26 EDT | Actualisé 07/06/2016 05:26 EDT

Adieu les filtres et les paillettes. « Quart de vie », c’est une série de filles qui fait voler en éclat les clichés habituels. Loin du rêve du chum idéal et de la belle maison, ici les héroïnes sont paumées, les situations déjantées, et les mots crus. Et derrière l’écran, on retrouve une gang de filles toutes aussi loufoques, ou comme elles aiment s’appeler, « les Destiny’s Child du Web ».

Dans « Quart de vie », on suit les tribulations d’Ariane, qui vient de plaquer sa vie de banlieue pour s’installer à Montréal sur le Plateau Mont-Royal. Paumée, sans toit et sans argent, elle rencontre Constance et Bam, deux colocataires tout autant qu’elle en recherche d’équilibre. Loin du modèle à la Sex and the City, les préoccupations de ce trio déjanté ne sont pas de choisir la plus belle robe ou de souper dans le nouveau restaurant de la ville, mais simplement de survivre ensemble à cette crise de la vingtaine.

Une situation que connait que trop bien Kadidja Haïdara, auteure de la websérie. Pour écrire « Quart de Vie », l’auteure s’est basée sur sa propre expérience de survie en tant qu’étudiante. « Ma coloc’ et moi on n’avait pas de budget, alors on allait au Jean Coutu prendre des masques à 0,99$, et on regardait « Des kiwis et des hommes » en buvant du vin cheap. Ce qui est pas mal loin de ce que nous montraient les séries de filles du moment comme « Sex and the City » ou « La Galère », où toutes les filles sont riches sans jamais travailler », souligne-t-elle.

Pour donner tout son mordant à la série, cette histoire a été imaginée, réalisée et produite pour le Web. « Faire une série sur le Web offre vraiment plus de latitude et de liberté, que ce soit dans la durée de chaque épisode ou sur le contenu, mentionne la réalisatrice Marie-Claude Blouin. On peut se permettre de faire des parenthèses qui peuvent aller dans toutes les directions.»

À mi-chemin entre la série traditionnelle et le sitcom, chaque épisode de « Quart de vie » est bouclé, mais les personnages continuent d’évoluer tout au long de la série. « Chaque épisode s’écrit très vite, en fonction de flash, c’est carrément de l’improvisation », mentionne Kadidja, dont l’univers a séduit toute l’équipe. « Comme on est là dès l’écriture, on sait où on va, on trippe tous. Ensuite on tourne de 8 à 10 jours par saison seulement, parce que c’est très dynamique et fluide. La création est très naturelle et on est tous impliqués », raconte Vicky Bounadère, productrice de la série. Tellement, que les comédiennes tentent d’influencer l’écriture. « J’vous le confie : en réalité, elles m’ont toutes textée pour que leur personnage embrasse de beaux gars dans la prochaine saison », s’amuse à dire l’auteure.

Le ton irrévérencieux et l’humour absurde, qui font l’identité de « Quart de vie », ont d’ailleurs été encouragés par son diffuseur Tou.tv. «Depuis Chroniques d’une mère indigne, Tou.TV n’avait pas diffusé d’autres webséries de filles, commente Audrey Pacart, chef de contenu et programmation chez Tou.TV de 2010 à 2014. Je voulais de l’humour absurde, je voulais un concept qui réinvente le sitcom, qui déstabilise les spectateurs.» De son côté, Kadidja voulait passer des messages avec humour. « On critique les baby showers, on parle de prostitution, de pornographie, les personnages disent tout haut ce qu’on oserait dire un jour. Des fois, on se demande si on va trop loin, mais Tou.tv nous encourage à pousser le concept », signale Vicky.

Tous comme les trois héroïnes de la série, Kadidja, Marie-Claude et Vicky se sont rencontrées pendant leurs études, avant de travailler une première fois ensemble sur «Loft Sory», et de démarrer deux projets, « Le Chalet » et « Quart de vie ». Et les filles se retrouvent-elles dans les personnages ? Bien évidemment. Kadidja n’hésite pas, « moi, c’est Bam, avec son côté fou et ses costumes ». Marie-Claude préfère Ariane, même si elle ne lui ressemble pas vraiment. De son côté, Vicky adore Constance « elle dit vraiment ce qu’on voudrait dire… mais qu’on ne peut pas dire ».

Source: Numa.media

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