POLITIQUE

Gestion de la faune: le PQ demande un coup de barre

05/06/2016 08:29 EDT | Actualisé 05/06/2016 08:29 EDT
SEAN KILPATRICK

Le rapport sur la conservation et la mise en valeur de la faune a fait bondir le porte-parole du Parti Québécois en matière de faune, Sylvain Roy. Pour lui, le gouvernement doit immédiatement changer sa façon de gérer pour éviter que la situation ne dégénère.

Le commissaire au développement sur la conservation et la mise en valeur de la faune Jean Cinq-Mars, dresse 6 grands constats sur la gestion faite par Québec.

  • Le ministère n'exerce pas le leadership nécessaire pour mettre en valeur la faune. Résultat : Diminution de la vente des permis neuf ans.
  • Les connaissances de certaines espèces sont limitées ce qui nuit à leur conservation et leur mise en valeur.
  • Les mesures pour protéger les espèces vulnérables et pour lutter contre les espèces envahissantes sont insuffisantes.
  • La protection des habitats fauniques est inadéquate.
  • Le ministère se préoccupe peu des territoires fauniques comme les zecs, les pourvoiries et réserves fauniques.
  • Les agents de la protection de la faune travaillent de moins en moins sur le terrain.

Rapport désolant pour le PQ

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs, Sylvain Roy, conclue que le gouvernement abandonne ce secteur d'activités qui laissent près de 900 millions de dollars en retombées économiques et qui crés des milliers d'emplois aux Québécois.

Il demande au gouvernement de réagir immédiatement. « L'activité est en décroissance. On prévoit une rupture de la clientèle en 2019, dit-il, même c'est l'ensemble du secteur qui est menacé. »

«Donc s'il n'y a pas un coup de barre de la part du ministre qui est donné, c'est un secteur économique des régions qui va péricliter.» — Sylvain Roy, porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs


Sylvain Roy trouve inacceptable que les agents de la faune passent la moitié de leur temps derrière un bureau. Le rapport fait état d'une diminution de 15 % des heures passées sur le terrain et le nombre de constats d'infraction depuis 2012. « C'est vraiment une déstructuration de l'activité de prélèvement faunique qui ne peut que faire en sorte de diminuer l'achalandage et la qualité de l'expérience. »

«C'est une aberration parce que ce sont des gens qui doivent être sur le terrain. Ça, ça envoie un très mauvais signal.» — Sylvain Roy, porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs


Le commissaire a fait 9 recommandations au gouvernement pour corriger la situation.

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