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Opération de protection de la jeunesse dans une école juive illégale

01/06/2016 11:40 EDT | Actualisé 01/06/2016 11:40 EDT

Appuyés par des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des intervenants des centres de la jeunesse et de la famille Batshaw procèdent aujourd'hui à une opération dans une école juive hassidique de Montréal. Il s'agirait d'une école illégale.

L'école est située à l'angle des avenues Beaumont et du Parc, dans le quartier Parc-Extension.

Des représentants des centres Batshaw se sont rendus à l'école, plus tôt cette semaine, à la suite d'un signalement. Ils ont demandé aux dirigeants d'entrer dans l'école afin de s'entretenir avec les enfants, les enseignants et les parents qui s'y trouvaient. L'accès leur a toutefois été refusé par les leaders de la communauté.

Les employés ont ainsi dû revenir avec l'appui des policiers pour intervenir à l'école de cette petite communauté qui compte une soixantaine de familles.

Selon le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES), cependant, « il ne s'agit pas d'un établissement d'enseignement ».

« Un établissement qui dispense uniquement un enseignement religieux n'a pas à être détenteur d'un permis du MEES. Par contre, il est de la responsabilité des parents de s'assurer de s'acquitter de l'obligation de fréquentation scolaire de leurs enfants », a écrit le porte-parole Bryan St-Louis dans un courriel transmis à Radio-Canada.

Les centres de la jeunesse et de la famille Batshaw offrent des services psychosociaux, de réadaptation et d'intégration sociale aux résidents de l'île de Montréal qui désirent recevoir ces services en anglais. Ils desservent aussi les membres de la communauté juive de Montréal. Ces centres offrent également des services de placement d'enfants, d'adoption, de recherche d'antécédents biologiques et de médiation familiale. Il s'agit en quelque sorte d'un organisme similaire à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Les écoles juives illégales sont au centre d'une nouvelle polémique à la suite d'un reportage de Radio-Canada diffusé hier à propos d'un établissement similaire situé dans l'arrondissement Outremont. Le reportage expliquait comment cette école pour jeunes filles tente se conformer à la loi en utilisant le droit des parents à la scolarisation à la maison.

Après la diffusion du reportage, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, s'est dit très heureux que la communauté juive tente de se conformer à la loi.

« Mon souhait, c'est qu'on s'assure que si ces jeunes filles-là sont scolarisées avec la commission scolaire à la maison, que ce soit une vraie scolarisation et que la commission scolaire soit bien accompagnée pour le faire », a commenté M. Proulx.

« C'est une véritable tragédie », s'est pour sa part désolé le député de l'opposition Alexandre Cloutier. « Ce n'est pas normal qu'en 2016 il soit encore possible que des étudiants et des étudiantes vivent comme ça en marge de la société. C'est hypothéquer leur avenir. »

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