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«Mes petits malheurs» : les tracas de l'enfance vus de l'âge (PHOTOS)

19/04/2016 07:07 EDT | Actualisé 19/04/2016 07:10 EDT

Radio-Canada a annoncé mardi la mise en orbite, quelque part en 2016 ou 2017 - la chaîne publique prend visiblement plaisir à laisser planer le suspense quant aux dates de diffusion de ses nouveautés -, d’une comédie dramatique qui s’annonce à prime abord craquante, Mes petits malheurs.

«Mes petits malheurs» : les tracas de l'enfance vus de l'âge

Spontanément, on pense aux Parent en prenant connaissance du scénario de Mes petits malheurs. Le créateur et auteur de la série, Jean-François Léger, a d’ailleurs fait partie du panel de plumes qui ont donné vie aux péripéties de Thomas, Oli et Zak pendant huit ans, et qui ont définitivement quitté l’antenne il y a trois semaines. Jean-François Léger a aussi contribué à des projets comme Un gars, une fille et Catherine, et a participé à l’écriture de six Bye Bye.

L’idée de Mes petits malheurs lui est venue tout simplement, à travers son quotidien avec ses quatre enfants. En se mesurant aux caprices et sautes d’humeur de sa progéniture, Léger s’est revu au même âge, lorsque, pré-ado en quête de liberté et de cette paix tant souhaitée loin des parents lorsque les années du secondaire se pointent, il décriait avec véhémence les «injustices» de sa vie si «terrible» d’enfant pourtant choyé. Et ses souvenirs, comparés à la réalité présente de ses quatre chérubins, ont fait jaillir en lui ce concept, où un gamin devenu grand revisite son enfance d’un œil amusé.

Hier et aujourd’hui

Il y aura donc, au centre de Mes petits malheurs, Jeffy, 12 ans, qui passe son été à la campagne au bord d’un lac, avec sa famille. Entouré de ses parents, Claude, un médecin bourreau de travail, qui ne lésine par sur la discipline dans sa maison, et Nicole, une maman au foyer surprotectrice, qui s’inquiète pour son couple et qui surnomme Jeffy «mon ti-loup», au grand dam du principal intéressé, de son frère de 15 ans, Sylvain, l’idole de Jeffy, champion de planche à voile qui peste devant son premier emploi d’été, et de sa sœur de 18 ans, Myriam, une jeune adulte rebelle qui repousse le joug parental, qui affirme haut et fort vouloir «vivre sa vie» et qui, ô chance suprême, a désormais l’âge d’acheter de la bière, Jeffy clamera son envie d’autonomie, vivra des conflits avec ses amis et commencera à s’intéresser au sexe opposé, en prônant que «la fille idéale, c’est une fille cute». Bref, il apprivoisera cette nouvelle période de son existence qui s’amorce.

La petit clan de Jeffy, financièrement à l’aise, demeurera en ville, mais s’exilera dans son havre de quiétude en région – laquelle ne sera pas spécifiée dans l’émission – une fois la saison chaude venue.

«Ça ressemble beaucoup à ma jeunesse», signale Jean-François Léger à propos de sa fiction.

Toute l’histoire est campée dans les années 80, une décennie qu’on reconnaîtra dans l’esprit et le ton de Mes petits malheurs. Mais l’angle intéressant, qui pimentera la toile de fond, la rendra encore plus drôle, ironique ou touchante, c’est qu’un narrateur, soit Jeffy devenu adulte, en 2016, commentera tous les soubresauts, bonheurs et frustrations du «petit» Jeffy. C’est Louis Morissette, conseiller à la scénarisation et script-éditeur de Mes petits malheurs, qui prêtera sa voix au Jeffy maintenant grand. Si les malheurs, réels ou exagérés, de Jeffy lui paraissent insurmontables à 12 ans, de son point de vue d’homme mature, ils sembleront peut-être un brin plus légers ou dérisoires.

Jean-Michel Anctil et Catherine Proulx-Lemay incarneront le papa et la maman de Jeffy, mais sinon, Mes petits malheurs donnera une chance à plusieurs nouveaux visages, pour la plupart des jeunes, de se faire connaître. Le public apprendra ainsi à découvrir Antoine Marchand-Gagnon (Jeffy), Luka Limoges (Sylvain), Rose-Marie Perreault (Myriam), Xavier Desrochers et Marilou Forgues, pour la plupart peu connus… pour l’instant!

C’est Luc Wiseman et Sylvie Roy qui produisent Mes petits malheurs, pour Avanti Ciné Vidéo.

À la réalisation, Pierre Théorêt (Rumeurs, Mémoires vives, Mauvais karma, Mon ex à moi, Les Parent) compte apporter une image très dynamique aux 13 épisodes de 30 minutes, où les références aux années 80 seront nombreuses. On veillera à éliminer à tout prix les anachronismes (non, Jeffy n’aura pas de compte Facebook et ne sera pas constamment pendu à son téléphone intelligent) et, même si on ne considère pas Mes petits malheurs comme une «étude» des années 80, on compte néanmoins apporter un souci de réalisme à l’ensemble. On admet toutefois que l’heure sera sûrement à la nostalgie et à l’attendrissement lorsqu’on plongera dans l’univers de Jeffy et des siens…