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Saison exceptionnelle pour le sirop d'érable

18/04/2016 10:15 EDT | Actualisé 18/04/2016 10:17 EDT

Au Témiscamingue, l'érablière Tem-Sucre située à Laniel tourne à plein régime ces derniers jours. Le propriétaire s'attend à une très bonne année en terme de production et de qualité. La même situation est vécue un peu partout au Québec, confirme la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, qui craint toutefois une baisse des investissements dans la filière.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

L'eau d'érable coule à flots à l'érablière Tem-Sucre. Le propriétaire Hugo Lévesque profite des journées plus douces pour faire le plein. « On ne peut pas les manquer, c'est ces journées-là les plus importantes », dit-il.

«Ça n'arrête pas, ça commence à 7h le matin, ça finit à 2-3 heures du matin. On dort une couple d'heures.»

- Le propriétaire de l'érablière, Hugo Levesque

10 choses à savoir sur le sirop d'érable

Selon Hugo Lévesque, la quantité est au rendez-vous, puisqu'il s'attend à produire 50 barils.

«Cette année, j'ai moins d'entailles, je suis passé de 11000 à 5000 .... C'est très bon. C'est même meilleur parce qu'on avait plus d'entailles et puis on faisait moins.»

- Le propriétaire de l'érablière Tem-Sucre, Hugo Levesque

Quantité, mais aussi qualité

En plus de la quantité, la qualité est aussi présente, ajoute Hugo Lévesque. C'est aussi ce que confirme Léonel Lapierre, propriétaire d'une érablière du même nom à Laniel.

«Ça fait 50 ans que je fais du sirop, je n’ai jamais vu une qualité de même...C'est quasiment tout de l'extra clair. Quelqu'un qui veut avoir du médium, je n'ai même pas fait un gallon.»

- Le propriétaire de l'érablière Léonel Lapierre, Léonel Lapierre

Incertitude du marché acéricole?

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec prévoit une production exceptionnelle partout dans la province.

Cependant, la porte-parole Caroline Cyr rappelle que plusieurs producteurs ont reporté leurs investissements après la sortie du rapport Gagné qui propose d'ouvrir davantage l'industrie au libre marché.

«Il y a des producteurs qui avaient des projets d'investir pour changer certains équipements, mais vu l'incertitude dans le marché, ils se disent : '' On va peut-être attendre de voir qu'est-ce qui va arriver avec ce rapport-là''.»

- La porte-parole de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, Caroline Cyr

Le propriétaire de Tem-Sucre, Hugo Lévesque reste, pour sa part, confiant. Il prévoit, d'ailleurs, investir davantage pour augmenter sa production.

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