POLITIQUE

Direction du Parti conservateur du Canada: « C'est la course de ma vie » - Maxime Bernier

07/04/2016 02:45 EDT | Actualisé 08/04/2016 12:07 EDT

OTTAWA – Maxime Bernier entame la « course de [s]a vie » qui l’amènera, il l’espère, en première place le 27 mai 2017.

Après des mois de spéculations, le député de Beauce est entré dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada pour succéder à son ancien chef Stephen Harper.

Bernier a déposé son bulletin de mise en candidature au quartier général du parti, jeudi après-midi, avec les 300 signatures et le montant de 25 000$ requis. Il devient ainsi le deuxième candidat à s’enrôler dans la course, après sa collègue ontarienne Kellie Leitch.

« Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui et un peu ému. C’est un moment que j’attendais depuis longtemps », a-t-il dit aux médias avant de déposer sa candidature.

« Comme vous savez, je suis habitué aux courses. Pour moi, ce sera comme mon 100 kilomètres. C'est la course de ma vie », a ajouté le Beauceron.

Il dit avoir beaucoup appris depuis le scandale entourant son ancienne copine Julie Couillard, qui avait fréquenté des membres du crime organisé, et qui lui a coûté son siège de ministre des Affaires étrangères.

Jusqu’à présent, le candidat peut compter sur l’appui de son collègue Jacques Gourde. Bernier assure que d’autres membres de la députation conservatrice vont démontrer leur soutien, au lancement official de sa campagne à Québec, plus tard ce mois-ci.

Il dit même qu’il pourrait y avoir un deuxième jingle, à l’instar de sa campagne électorale, pour sa course au leadership.

« Le futur du parti »

Quelques partisans, des jeunes adultes pour la plupart, étaient présents lorsque Bernier a déposé ses documents au local de la rue Albert, à Ottawa. Un évènement sur Facebook avait été créé le matin-même pour les inciter à venir démontrer leur soutien.

« Je suis venu ici pour voir ce qu’il avait à dire, explique Ben Hess, un membre du Parti conservateur du Canada. J’ai entendu son discours à la Conférence Manning et je croyais qu’il avait des bonnes idées. »

D’ailleurs, il ne croit pas que l’anglais de Maxime Bernier, sa deuxième langue, ne soit un obstacle pour les conservateurs à l’extérieur du Québec.

« Je pense que ses idées peuvent plaire à tous. J’ai vraiment aimé certains de ses concepts, comme le libre-marché », ajoute Ben Hess, qui se considère « centriste » et non pas un libertarien.

Joël Charbonneau, un autre jeune présent dans la salle, dit qu’il soutient Maxime Bernier en raison de ses positions sur l’économie.

« C’est un gars de libre-marché, c’est un gars qui veut moins de barrières pour les échanges, moins de taxes, moins de gouvernement et qui veut redonner des libertés aux individus », énumère-t-il.

Selon Joël Charbonneau, un autre membre du parti, le candidat est déjà très populaire auprès des jeunes. « Je pense que ses idées, c’est le futur du parti. »

« Le monde de nos jours n’est plus intéressé par le mariage gai ou l’avortement, c’est le libre-marché et les libertés individuelles. La majorité de mes amis le soutiennent pour cela, parce qu’il est moderne », conclut-il.

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