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«L'Échappée» à TVA : Julie Perreault dans l'univers des centres jeunesse

06/04/2016 06:24 EDT | Actualisé 06/04/2016 07:00 EDT
Courtoisie

Après Pour Sarah, l’auteure Michelle Allen continue de frayer dans le monde des adolescents avec son nouveau projet, L’Échappée, que TVA présente déjà comme l’un de ses gros canons de l’automne 2016.

Le téléroman (ou «série dramatique annuelle», selon la nouvelle appellation au Gala des Gémeaux) pourrait prendre la case-horaire laissée vacante par Yamaska, le lundi à 20h. Mais n’apposez pas tout de suite de crochet sur votre calendrier, la plage exacte de diffusion de L’Échappée n’ayant pas été concrètement arrêtée.

C’est Julie Perreault qui sera au cœur des intrigues, qu’on promet très accrocheuses, riches et touffues, de L’Échappée. À peine sortie du tourbillon 30 vies, qui prend définitivement fin la semaine prochaine à Radio-Canada, et où son personnage doit aussi composer avec de jeunes délinquants, la comédienne empruntera les traits de Brigitte Francoeur, une «mère indigne» de 40 ans, ex-chanteuse dont la carrière n’a jamais pris d’envol, qui revient dans son village natal après deux décennies d’absence, pour assister au mariage de sa fille de 20 ans, Jade (rôle qui n’a pas encore été attribué), avec laquelle elle a quasi coupé les ponts depuis des années. Mise à part quelques visites sporadiques, Brigitte ne s’est pas investie pleinement dans l’éducation de sa progéniture. Jade n’a pas pardonné à sa maman de l’avoir abandonnée, mais cette dernière décide de se réinstaller dans son patelin d’origine, résolument déterminée à rétablir une relation saine avec son enfant.

«Brigitte est un personnage qui s’éloigne un petit peu de moi, a souligné Julie Perreault en conférence de presse téléphonique, mercredi après-midi. C’est une fille un peu «toute croche», irresponsable, sans filtre, qui va se retrouver les pieds dans les plats et qui, d’autres fois, devra régler des conflits.»

Événements qui se bousculent

En toile de fond de L’Échappée, il y a un centre jeunesse du même nom que l’émission. Noémie (Anik Lemay), la sœur de Brigitte, en est la directrice, et Brigitte y décrochera un emploi. C’est Noémie et son conjoint, Marc (Stéphane Gagnon) qui ont pris soin de Jade pendant que Brigitte galérait à Montréal et ailleurs.

Lorsque la série s’ouvre, le jour du mariage de Jade, comme si les astres s’étaient alignés pour que tout dérape, deux jeunes résidents de L’Échappée font une fugue, et Agnès (Évelyne Rompré), l’une des éducatrices du centre, se fait agresser. Le grave événement prendra des proportions dramatiques et, au gré de l’enquête, on découvrira que l’attaque envers Agnès est directement liée aux raisons qui ont poussé Brigitte à prendre la poudre d’escampette. On finira par démasquer l’agresseur, et toute la communauté de la petite ville frappée par l’incident assistera à l’éclatement de plusieurs secrets à travers le tumulte. Autre point commun avec Pour Sarah, où le suspense menait aussi une grande partie des épisodes.

Les téléspectateurs de L’Échappée croiseront également Bianca Gervais interprétant une policière, Marie-Soleil Dion incarnant une travailleuse sociale, et Émilie Bierre campant une adolescente du centre.

Le tournage de cette nouvelle fiction se tiendra quelque part «entre Pointe-Claire et Gaspé», sur des lieux où il y aura un plan d’eau, pour évoquer une ville fictive sur le bord du fleuve. «J’ai envie de montrer cette grande étendue, ce point de fuite, cette envie qu’on pourrait avoir de s’échapper de soi-même», a signalé Miryam Bouchard, réalisatrice de L’Échappée, suggérant ainsi le double sens du titre, qui réfère autant au bâtiment du même nom qu’au besoin d’évasion de Brigitte.

«Il y a quelques années, j’ai commencé à fréquenter la région éloignée avec beaucoup de surprise, a relaté Michelle Allen aux journalistes. J’ai découvert que c’était hyper moderne, que ce n’était pas un monde reculé, et très actuel, où tout voyage vite. J’ai constaté que les gens sont très heureux de vivre en région, qu’ils n’aspirent pas tous à quitter pour aller dans un grand centre, et que plusieurs jeunes y reviennent. Il y a là une vitalité et un dynamisme qui m’a impressionnée. Il y a un désir de s’ancrer, de vivre une vie intense en région. Et on m’a raconté quelques histoires de centres jeunesse, et c’est là que j’ai eu un coup de foudre, que j’ai vu qu’il y avait plusieurs histoires à raconter.»

Histoire troublantes et touchantes

Évidemment, les jeunes pensionnaires de L’Échappée, dont on estime l’âge entre 12 et 18 ans, et leurs éducateurs seront très présents dans le paysage de Brigitte et des siens. Une consultante spécialisée dans les centres jeunesse épaule d’ailleurs Michelle Allen dans l’écriture, par souci de réalisme.

«Il y a des histoires absolument touchantes, troublantes, qui nous concernent tous, a noté Michelle Allen, à propos de ses incursions dans les centres jeunesse. Parce que le support qu’on accorde à ces jeunes, c’est le support qu’on accorde à la société de demain. On découvre les jeunes dans leur vécu quotidien, dans une approche humaine, pleine de sollicitude et de bienveillance, dans le non-jugement, mais en même temps, dans l’encadrement sérieux. C’est ce qui m’a interpellée.»

TVA espère bien sûr rejoindre les adultes, mais aussi les jeunes, avec L’Échappée, de la même façon que Pour Sarah a réjoui à peu près toutes les tranches d’âge l’automne dernier.

La première saison de L’Échappée contiendra 24 épisodes d’une heure et s’étendra donc sur l’automne 2016 et l’hiver 2017, et ensuite sur plusieurs années, si tout va bien.

Miryam Bouchard, réalisatrice, a été derrière la caméra des deux chapitres de Mon ex à moi, et avait aussi collaboré avec Michelle Allen sur Destinées. L’Échappée est une production d’Amalga et Québecor Contenu.

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