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Pedro Almodóvar et Jackie Chan cités dans l'enquête Panama Papers

04/04/2016 01:34 EDT | Actualisé 04/04/2016 01:34 EDT

Les noms du réalisateur Pedro Almodóvar et de l'acteur Jackie Chan sont cités dans les documents confidentiels qui ont fait l'objet d'une fuite et qui révèlent l'utilisation de paradis fiscaux.

Cette fuite de 11,5 millions de documents étale au grand jour les structures extraterritoriales (offshore) confidentielles de milliers de clients bien nantis, y compris celles de plusieurs chefs d'État, d'athlètes professionnels, de milliardaires et de narcotrafiquants.

Plus de 370 journalistes de 76 pays ont collaboré à cette vaste enquête surnommée « Panama Papers ».

Le quotidien espagnol El Mundo a révélé lundi la présence des noms du célèbre cinéaste Pedro Almodóvar et de son frère parmi ces millions de documents. Le réalisateur de Tout sur ma mère, de La mauvaise éducation et de Volver et son frère Agustin ont créé aux îles Vierges britanniques la société Glen Valley Corporation, active de 1991 à 1994.

Agustin Almodóvar a réagi lundi sur le site du média espagnol El Confidencial, expliquant avoir mis fin aux activités de l'entreprise parce « qu'elle ne cadrait pas avec notre manière de travailler ».

[Je m'excuse] pour le dommage causé à l'image publique de mon frère, en raison de mon manque d'expérience dans la gestion de l'entreprise familiale.

- Agustin Almodóvar

Plusieurs admirateurs de Pedro Almodóvar ont d'ailleurs manifesté leur déception lundi sur les réseaux sociaux.

El Mundo a également mentionné le nom de l'acteur chinois et spécialiste des arts martiaux Jackie Chan, actionnaire dans six sociétés aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal bien connu.

En Belgique, le quotidien Le Soir a révélé de son côté la présence du nom du metteur en scène Franco Dragone, qui a longtemps collaboré avec le Cirque du Soleil, notamment pour le spectacle Saltimbanco. L'artiste est derrière la société Lina International.

Bien que l'utilisation de paradis fiscaux ne soit pas illégale en soi et qu'ils puissent être employés à des fins légitimes, les données montrent que certains s'en servent encore comme paravent pour dissimuler des activités illicites.

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