POLITIQUE

Le député de Beauce Maxime Bernier vante la « liberté » économique de la Chine (VIDÉO)

01/04/2016 03:02 EDT | Actualisé 01/04/2016 06:39 EDT

OTTAWA – Si la Chine est plus prospère, c’est parce qu’elle a « moins de gouvernement » et « plus de liberté », soutient le député de Beauce Maxime Bernier.

Le site web Press Progress, financé par un think tank de gauche, a mis en ligne un extrait d’une allocution du député conservateur à la conférence Conservative Futures, le mois dernier, qui suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Bernier s’en prend aux « défenseurs des gros gouvernements » qui réclament plus de programmes et de dépenses afin de sortir plus de gens de la pauvreté. À son avis, le libre-marché a fait ses preuves ailleurs dans le monde.

« Des centaines de millions de personnes – les personnes les plus pauvres de la planète – se sont sortis de la pauvreté en Chine, en Inde et dans d’autres pays du tiers monde dans les plus récentes décennies parce qu’ils ont moins de gouvernement et plus de liberté », explique-t-il.

En entrevue avec le Huffington Post Québec, Maxime Bernier précise qu’il voulait parler de la liberté économique grandissante en Chine – et non pas de liberté politique ou de liberté d’expression, comme lui ont reproché ses détracteurs.

Le député fait valoir que les réformes apportées par le leader communiste chinois Deng Xiaoping dans les années ont contribué à sortir des milliers de Chinois de la pauvreté et à créer une classe moyenne au pays.

« Oui, la Chine s’est libéralisée et oui, le gouvernement chinois est moins interventionniste. Lorsque tu as un gouvernement qui intervient moins, tu as plus de liberté économique et tu as plus de création de richesse. »

Bernier se défend d’ailleurs d’avoir voulu comparer la Chine et le Canada. Dans son discours, il a lancé à la blague que les Chinois ont maintenant « un gouvernement qui donne de la liberté aux gens », tout le contraire du gouvernement Trudeau.

« Ce que je dis, c’est que la Chine a une liberté économique grandissante et s’en va vers plus de liberté économique et nous, avec le gouvernement Trudeau, on s’en va vers moins de liberté économique », poursuit-il.

L’aspirant candidat à la direction du Parti conservateur n’a pas l’intention de rectifier ses propos sur les bienfaits du libre-marché, qui sont appuyés par une récente étude de l’Institut économique de Montréal, dit-il.

« Admiration » pour la Chine

Ce n’est pas la première fois qu’un politicien à Ottawa est mis sous les feux de la rampe pour ses commentaires sur la République populaire de Chine.

Lors d’une soirée-bénéfice en 2013, le chef libéral Justin Trudeau avait indiqué qu’il avait un « certain niveau d’admiration pour la Chine, parce que leur dictature leur permet de faire un virage économique soudain ».

Une déclaration qui lui avait valu de vives critiques des autres partis à Ottawa. Les conservateurs l’accusaient de ne pas avoir assez d’expérience pour devenir chef, alors que le NPD l’avait comparé à l’ex-candidate à la vice-présidence américaine Sarah Palin.

Des membres de la communauté asiatique au Canada lui avaient aussi demandé des excuses, disant que ses propos étaient « stupides ».

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