POLITIQUE

Amnistie internationale poursuit activement sa campagne pour libérer Raïf Badawi

26/03/2016 03:41 EDT | Actualisé 26/03/2016 03:42 EDT
TOBIAS SCHWARZ via Getty Images
An Amnesty International activist holds a picture of Saudi blogger Raif Badawi during a protest against his flogging punishment on January 29, 2015 in front of Saudi Arabia's embassy to Germany in Berlin. The 30-year-old Saudi has been sentenced to 1,000 lashes for insulting Islam and is serving a 10-year jail term - a case which has drawn widespread international criticism. AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ (Photo credit should read TOBIAS SCHWARZ/AFP/Getty Images)

Même si les médias n'en parlent que peu ces temps-ci, Raïf Badawi est toujours en prison et Amnistie internationale poursuit sa campagne activement pour libérer le blogueur saoudien dont la famille est réfugiée à Sherbrooke.

La directrice générale de la section francophone d'Amnistie internationale Canada Béatrice Vaugrante a indiqué que, a priori, M. Badawi n'avait pas reçu de coups de fouets dernièrement, mais que son "statut était maintenu" _ son organisation n'a pas pu confirmer l'information du secrétaire d'État suisse aux Affaires étrangères, Yves Rossier, qui avait dit au mois de novembre qu'une "procédure de grâce" avait été lancée concernant M. Badawi.

Raïf Badawi a été condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouets pour avoir critiqué des dirigeants religieux saoudiens. Il avait reçu ses 50 premiers coups de fouets, mais les séances ont successivement été interrompues pour des raisons de santé. En juin prochain, il en sera à sa quatrième année derrière les barreaux.

Depuis l'élection du gouvernement libéral à Ottawa, Mme Vaugrante a pu rencontrer trois fois le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, et il a beaucoup été question du cas de M. Badawi. Le ministre aurait alors assuré qu'il "soulevait ce dossier à chaque occasion" auprès des autorités saoudiennes, mais Amnistie souhaiterait que le gouvernement "amplifie la pression" et surtout, que le premier ministre Justin Trudeau s'implique personnellement.

En entrevue avec La Presse Canadienne au mois de décembre, M. Trudeau avait affirmé qu'il ne prévoyait pas "dans l'immédiat" prendre le dossier entre ses mains.

Mme Vaugrante reconnaît toutefois que les libéraux ont su "ouvrir les canaux de communications" avec son organisation, ce qui n'était pas le cas avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

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