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France: Vidé, le «camp de la honte» fait place à un nouveau site pour les migrants (VIDÉO)

13/03/2016 09:29 EDT | Actualisé 14/03/2016 06:44 EDT

À la suite du démantèlement du camp de migrants Basroch, aussi appelé « camp de la honte », le 10 mars dernier, la commune française de Grande-Synthe a érigé un nouveau site qui respecte les normes internationales.

Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a fait appel à Médecins sans frontières (MSF) afin de construire le camp de « La Linière », un projet de plus de 2,6 millions d'euros (4 M$CA) situé à 40 km de la « jungle de Calais », dans le nord du pays.

Ce qui attend les 1300 migrants qui ont transité de l'ancien camp entre les 7 et 9 mars, ce sont des conditions de vies améliorées et des installations conçues pour que les problèmes de boue ne se reproduisent plus. Par exemple, les tentes ont été remplacées par des cabanons chauffés et protégés contre l'humidité.

Si les infrastructures étaient insuffisantes dans le camp de Basroch, le nouveau site offre plusieurs accès à des toilettes et des douches. Des espaces communs ont été aménagés. Une école, une cuisine communautaire et des lieux de cultes sont également prévus.

médecins sans frontières

Bras de fer avec l'État

Le gouvernement français ne voit pas d'un bon oeil l'initiative de la mairie de Grande-Synthe. « La solution ne passe pas par le déplacement du campement vers un autre site », a déploré le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui estime que le nouveau camp se trouve dans un lieu « très passant ».

L'État a réagi en envoyant une commission de sécurité le jour de l'ouverture du nouveau camp, avant l'arrivée des migrants. Les autorités ont relevé 14 infractions aux normes.

« On sait très bien que ce n'est pas une structure parfaite, se défend Angélique Muller, porte-parole de MSF. Sauf qu'au cours des six derniers mois, il n'y a eu aucun réveil du gouvernement pour proposer une autre structure, alors que [les migrants] étaient dans des conditions dramatiquement pires. »

D'après le reportage de Jean-François Bélanger

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