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Les films à l'affiche dès le 11 mars 2016 (PHOTOS/VIDÉO)

11/03/2016 10:46 EST | Actualisé 11/03/2016 11:17 EST

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine


10 Cloverfield Lane

États-Unis. 2016. 105 min.

Thriller de Dan Trachtenberg avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr., Suzanne Cryer.

Michelle, dessinatrice de mode en devenir, quitte son amoureux à la suite d'une dispute houleuse. Sur la route, en campagne, son automobile est percutée par un camion qui l'envoie dans le fossé. La jeune femme se réveille dans ce qui semble être un bunker sous-terrain, sa jambe blessée enchaînée au mur. Elle tente de s'échapper, sans succès. C'est alors que celui qu'elle croit être son bourreau se présente à elle: Howard Stemper, survivaliste et ancien membre de la Navy. Ce dernier prétend l'avoir sauvé d'une attaque, chimique ou nucléaire, qui a décimé la population et rendu l'air extérieur irrespirable pour une période d'au moins deux ans. Bien que l'histoire soit corroborée par Emmet, autre pensionnaire du bunker et voisin de Howard, Michelle continue de douter.

Malgré un essoufflement en fin de parcours et un manque de profondeur psychologique, cet exercice de style efficace ménage un suspense claustrophobe tendu et riche en surprises. En plus d'un montage précis et d'une réalisation assurée, cette production de J.J. Abrams est défendue par des interprètes habités.

Born to Be Blue

États-Unis. 2015. 97 min.

Drame biographique de Robert Budreau avec Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie, Stephen McHattie, Tony Nappo, Janet-Laine Green.

1966. Les années de gloire de Chet Baker ne sont plus qu'un souvenir. Junkie notoire, le trompettiste de jazz détenu dans une prison italienne recouvre sa liberté grâce à l'aide d'un cinéaste, en échange de sa permission de tourner un film sur sa vie. Baker accepte. Sur le plateau, il amorce une idylle avec Jane, l'actrice qui joue sa femme. Mais le musicien n'a toujours pas vaincu sa dépendance à l'héroïne, ce qui lui vaut d'être sauvagement agressé sur un parking. La mâchoire détruite, incapable de jouer de sa trompette, l'ancien prodige provoque l'interruption définitive du tournage. Grâce à l'amour de Jane, il part se soigner chez ses parents en Oklahama. Mais il n'est pas au bout de ses peines.

Évitant le piège du récit de rédemption, notamment par sa finale amère et complexe, ce drame biographique est également relevé par l'inclusion d'éléments inventés. On lui reprochera toutefois un montage parfois trop kaléidoscopique et une reconstitution d'époque lisse, qui manque de convaincre. La composition d'Ethan Hawke est aussi sincère qu'émouvante.

The Brothers Grimsby

États-Unis. 2016. 83 min.

Comédie d'espionnage de Louis Leterrier avec Sacha Baron Cohen, Mark Strong, Ian McShane, Penélope Cruz, Isla Fisher, Rebel Wilson.

Après 28 ans de recherches, un idiot irresponsable retrouve son frère, dont il avait été séparé alors qu'ils étaient enfants. Et ce, au moment où ce dernier, agent chevronné du MI6, a pour mission de déjouer un complot terroriste de grande envergure.

L'étreinte du serpent

Colombie. 2015. 125 min.

Drame d'aventures de Ciro Guerra avec Jan Bijvoet, Nilbio Torres, Brionne Davis, Antonio Bolivar Salvado Yangiama, Yauenkü Miguee, Nicolas Cancino.

En 1909, le scientifique allemand Theodor est déposé, mourant, aux pieds de Karamakate, un chaman colombien, ultime survivant de sa tribu. Ce dernier accepte de guider l'explorateur le long de l'Amazone pour l'aider à trouver une plante sacrée, la fleur de yakruna, qui pourrait le guérir. Le fil de ce long voyage s'entremêle graduellement à celui d'un autre, entrepris par le même chaman, quatre décennies plus tard, avec Evans, ethnobotaniste américain marchant dans les traces de Theodor. Leur odyssée physique et métaphysique lie le passé et le présent, au gré d'une quête qui permettra à Karamakate de retrouver la mémoire de sa tribu disparue, en échange du secret de la yakruna, également capable d'apprendre aux étrangers le pouvoir de rêver.

EMBRACE OF THE SERPENT est une oeuvre étrangement fascinante et profondément spirituelle, au carrefour du film d'aventures, du récit historique et du "voyage" psychédélique. Avec ses images en noir et blanc somptueusement oniriques et ses interprètes au jeu extraordinairement habité, ce film, au rythme inégal mais hypnotique, envoûte lentement mais sûrement.

Le garçon et le monde

Brésil. 2013. 80 min.

Film d'animation de Alê Abreu.

Alors qu'il coule des jours heureux dans son village bordé par une nature luxuriante et mystérieuse, un enfant brésilien voit son père lui faire ses adieux pour partir travailler au loin. Incapable de comprendre ce qui lui arrive, le garçon, en proie à une profonde angoisse, part à la recherche de l'absent. Alors qu'il traverse un champ de coton, le son lointain d'une mélodie lui rappelant celle que son père jouait à la flûte à bec lui donne de l'espoir. Hélas, il ne s'agit que d'un artiste ambulant. Après s'être enivré un instant de cette musique, l'enfant reprend sa route. De surprises et désenchantements, sa quête le conduit au coeur d'une mégapole où des monstres-machines et d'autres créatures inquiétantes asservissent une population complètement aliénée.

Visuellement époustouflante, cette fresque poétique sur l'histoire de l'Amérique latine au XXe siècle doit son souffle envoûtant à un habile mélange de musiques brésiliennes. Le scénario kaléidoscopique, toujours à hauteur d'enfant, rend unique et fascinante la critique politique et sociale sous-jacente.

L'hermine

France. 2015. 97 min.

Comédie dramatique de Christian Vincent avec Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen, Chloé Berthier, Corinne Masiero, Miss Ming, Berenice Sand.

Michel Racine, président de cour d'assises dans le Nord-Pas-de-Calais, fait peu de cas de la réputation d'intransigeance qu'on lui a faite. Et qu'il n'a d'ailleurs pas volée. Mais l'ouverture d'un procès sur une triste affaire d'infanticide va ébranler ce monument de rigueur qui, depuis peu, vit à l'hôtel, séparé de son épouse. En effet, un des jurés n'est autre que Ditte Lorensen-Coteret, une anesthésiste d'origine danoise, qui avait veillé sur lui lorsqu'il avait dû subir une opération à la hanche, six ans auparavant. Amoureux d'elle, il avait cherché à la revoir. Mais elle n'avait pas répondu à sa lettre. Aujourd'hui, pour Michel, cet amour semble possible. C'est du moins ce dont il s'efforce de se convaincre, en donnant rendez-vous à Ditte en dehors des séances au tribunal, où la vie d'un jeune père accusé d'avoir tué sa fillette est soumise à l'examen attentif des membres du jury, issus d'horizons très divers.

25 ans après LA DISCRÈTE, Christian Vincent et Fabrice Luchini touchent à nouveau la grâce avec ce film drôle, émouvant, finement écrit et mis en scène, dont les enjeux multiples (histoire d'amour, peinture sociale, description du système de justice) s'emmaillent subtilement. Luchini et Sidse Babett Knudsen (vedette de la série "Borgen") sont parfaits.

Le Jeune Messie

États-Unis. 2015. 111 min.

Drame religieux de Cyrus Nowrasteh avec Adam Greaves-Neal, Sara Lazzaro, Vincent Walsh, Christian McKay, Sean Bean, Finn McLeod Ireland, Rory Keenan, Jonathan Bailey.

Au début du premier siècle, dans le quartier juif d'Alexandrie, Jésus, âgé de sept ans, cause tout un tumulte en ramenant à la vie un garçon qui l'avait brutalisé, et qui s'était tué en trébuchant sur une pomme lancée par le Démon. Le jour même, Joseph, ayant appris la mort du roi Hérode, annonce à son épouse Marie qu'il est temps de rentrer en Galilée. Au cours du voyage vers la Palestine, auquel prennent également part son demi-frère et la famille de son oncle Cléopas, Jésus guérit ce dernier d'une maladie mortelle, en l'immergeant dans un lac. Perplexe quant à l'origine de ses pouvoirs miraculeux, l'enfant se tourne vers Joseph, qui refuse de répondre à ses questions. Le désarroi de Jésus augmente quand, peu après l'arrivée de sa famille à Nazareth, il réalise que des soldats romains sont à sa poursuite. Le nouveau roi Hérode a en effet ordonné au centurion Severus de retrouver et tuer ce garçon, qu'il croit être le Messie.

Adaptée d'un roman d'Anne Rice ("Interview With the Vampire"), cette relecture de l'enfance de Jésus ne tient pas la route au plan historique et biblique, tandis que la réalisation de Cyrus Nowrasteh (THE STONING OF SORAYA M.) sombre dans la joliesse et la naïveté. En revanche, le dénouement s'avère plutôt réussi et l'interprétation est satisfaisante.

The Legend of Barney Thomson

Grande-Bretagne. 2015. 96 min.

Comédie policière de Robert Carlyle avec Robert Carlyle, Emma Thompson, Ray Winstone, Ashley Jensen, Brian Pettifer, James Cosmo, Martin Compston, Stephen McCole, Tom Courtenay.

Le barbier Barney Thomson tue accidentellement son patron Wullie, qui s'apprêtait à le congédier. En état de panique, le quadragénaire paumé cache le cadavre chez sa mère, une femme vulgaire abonnée aux soirées de bingo. Mais le lendemain, il est catastrophé en réalisant que cette dernière a démembré le corps, emballé chaque partie et dissimulé le tout dans son congélateur. Or, à Glasgow, sévit depuis quelque temps un tueur en série qui s'amuse à narguer les policiers en leur envoyant par la poste les différents membres de ses victimes. Tout en cherchant à faire avouer sa mère, Barney s'efforce de déjouer le détective Holdall. Venu enquêter sur la disparition de Wullie, ce policier pugnace soupçonne le barbier d'être le boucher de Glasgow. Mais un conflit ouvert avec sa supérieure immédiate l'empêche d'avoir les coudées franches dans sa recherche de preuves.

Personnages agressifs, langage grossier et argot écossais sont au menu de cette première réalisation du comédien Robert Carlyle (TRAINSPOTTING, THE FULL MONTY), une comédie noire extravagante et chargée, aux effets de style maniérés, qui vaut surtout pour le contre-emploi flamboyant et le maquillage délicieusement grotesque d'Emma Thompson.

Les mauvaises herbes

Canada. 2016. 108 min.

Comédie dramatique de Louis Bélanger avec Alexis Martin, Gilles Renaud, Emmanuelle Lussier-Martinez, Luc Picard, Myriam Côté, Bénédicte Décary, Patrick Hivon, François Papineau.

Jacques, acteur médiocre et joueur compulsif, doit sa chemise à un prêteur. Pris en chasse par ce dernier, il provoque accidentellement la mort de son homme de main. Pour sauver sa peau, il grimpe aussitôt dans un autobus en route pour l'Abitibi. Débarqué en plein coeur de l'hiver, avec uniquement son costume de scène sur le dos, Jacques est repéré par Simon, un fermier solitaire qui l'accueille chez lui. Alors que le fugitif croyait pouvoir tirer avantage du vieil homme malade, c'est le contraire qui se produit. Simon, qui cultive de la marijuana dans sa grange, force en effet Jacques à travailler pour lui, en échange de sa protection. Une complicité commence à naître entre les deux hommes lorsque Francesca, une employée d'Hydro Nord venue relever le compteur, découvre le pot aux roses. D'abord obligé de la garder captive par crainte qu'elle n'alerte les autorités et ne fasse avorter la vente prévue de la récolte à des motards de la région, Simon conclut avec elle un marché avantageux pour les deux parties.

Le réalisateur de GAZ BAR BLUES livre ici une oeuvre tonique et inspirée, sur une famille d'élection qui se compose dans des circonstances extraordinaires, et où chacun se fait le gardien du secret de l'autre. On dénombre au passage quelques maladresses et incohérences, mais les imperfections de ce film de coeur, très bien interprété, font aussi son charme.

River

Canada. 2015. 87 min.

Thriller de Jamie M. Dagg avec Rossif Sutherland, Douangmany Soliphanh, Sara Botsford, Ted Atherton, David Soncin, Aidan Gillett.

Après avoir désobéi aux ordres de sa patronne, John Lake, médecin bénévole américain dans un dispensaire au Laos, est contraint de prendre des vacances. Le soir même de son arrivée dans le sud du pays, John fait une halte dans un bar et s'interpose pour empêcher deux Australiens d'enivrer une jeune femme du coin. À la suite du départ du trio, il fraternise avec le barman. Sur le chemin du retour, en état d'ivresse, John réalise que l'un des deux hommes a violé la jeune femme. S'ensuit une altercation au terme de laquelle le coupable s'effondre dans un cours d'eau. Et pour corser l'épreuve, la victime confond maintenant le médecin avec son agresseur. Le lendemain, la police lui apprend que le corps retrouvé dans la rivière est celui du fils de l'ambassadeur australien. Principal suspect du meurtre, John tente de fuir en Thaïlande en traversant le fleuve Mékong.

Ce premier long métrage de Jamie M. Dagg prend la forme d'un thriller haletant et laconique, sur le thème de la culpabilité; laquelle est illustrée par une trame sonore aliénante et une atmosphère suffocante. De presque tous les plans, l'imposant Rossif Sutherland transmet parfaitement, par un jeu vif et tendu, les tourments vécus par son personnage.

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