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«Les mauvaises herbes»: faire pousser du pot pour la bonne cause (PHOTOS/VIDÉO)

06/03/2016 11:56 EST | Actualisé 06/03/2016 11:56 EST

Louis Bélanger signe son grand retour derrière la caméra avec Les mauvaises herbes, une comédie dramatique habitée par des personnages hauts en couleur. Le réalisateur de Gaz Bar Blues a imaginé avec le scénariste Alexis Martin une histoire de rédemption sur fond de marijuana. Rencontre.

Il ne s’en cache pas. Du pot, Louis Bélanger en a consommé pendant un certain temps. «Comme tout le monde, j’en ai roulé dans mon salon quand j’étais étudiant, admet-il en entrevue. Mais maintenant, j’en prends seulement à l’occasion.»

L'article se poursuit après la galerie photos.

«Les mauvaises herbes» de Louis Bélanger


Aujourd’hui, le cinéaste trouve le THC, le principe actif contenu dans le chanvre, très fort à comparer à ses plus jeunes années. «La dernière fois que j’en ai fumé, ça m’a vraiment fessé! Les techniques et les savoir-faire sont tellement perfectionnés que les effets du cannabis sont devenus performants.»

Si Bélanger semble bien s’y connaître en la matière, c’est en partie grâce à l’expérience sur le tournage de son dernier film Les mauvaise herbes qui sort en salles vendredi prochain. L’intrigue s’articule autour d’un cultivateur bourru de l’Abitibi qui n’hésite pas à faire pousser en secret du cannabis.

«Je me suis bien documenté pour montrer comment on fait pousser du pot. Tout ce que je montre à l’écran est véridique. Mon travail s’inspire généralement de mes observations», précise le cinéaste.

Une comédie sérieuse

Mais attention, son sixième long-métrage n’est pas un documentaire sur la marijuana. On a plutôt à faire ici à une sorte de huis clos coloré mettant en scène une flopée de personnages solitaires forcés de vivre ensemble. «En fait, la drogue n’est qu’un prétexte, précise Bélanger. Je raconte surtout l’amitié entre plusieurs personnes qui n’ont à priori par grand-chose en commun.»

Dans le film, il y a le fermier (Gilles Renaud) qui cache dans sa grange ses plants de cannabis, bientôt rejoint par un comédien de théâtre (Alexi Martin), un joueur compulsif et endetté poursuivi par un mafieux de Montréal. La venue inopinée d’une jeune lesbienne, interprétée par l’étonnante Emmanuelle Lussier-Martinez, transforme le duo en trio de choc. Sous les allures de comédie, l’œuvre rondement bien menée touche à des questions sérieuses comme les notions de filiation et de solitude.

«L’humour est une manière de rester digne dans l’adversité. C’est une façon de composer avec la tragédie. J’essaye de véhiculer cette idée dans tous mes films. C’est une ligne fine à travailler pour trouver le juste milieu afin de ne pas tomber dans la caricature.»

Les mauvaises herbes – Les Films Séville – Comédie dramatique – 108 minutes – Sortie en salles le 11 mars 2016 – Canada, Québec.

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