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Le conflit entre l'ESG et l'UQAM ébranle les donateurs et partenaires financiers

02/03/2016 05:10 EST | Actualisé 02/03/2016 05:10 EST
Luc Lavigne

La sortie publique du doyen de l'École des sciences de la gestion (ESG), qui réclame une autonomie financière sinon l'indépendance face à l'Université du Québec à Montréal, inquiète au plus haut point la Fondation de l'UQAM, l'organisme qui recueille des dons pour l'université depuis 1976.

Un texte de Gérald Fillion

Dans une lettre envoyée au recteur de l'institution, Robert Proulx, et dont Radio-Canada a obtenu copie, le président du conseil d'administration de la Fondation, Jean-Marc Eustache, écrit que « suite à la médiatisation de ce différend, certains de nos donateurs et partenaires financiers nous ont fait part de leurs inquiétudes et d'un certain questionnement quant à la poursuite immédiate de leurs contributions ».

Le moment est mal choisi pour tenir un tel débat, de l'avis de Jean-Marc Eustache. « Vous comprendrez, dit-il, que c'est particulièrement préoccupant pour notre Fondation, au moment où nous recrutons nos bénévoles et entamons la sollicitation des plus grands donateurs, dans une période charnière de notre campagne majeure de financement. »

Il réclame « un règlement rapide » de cette affaire, tout en précisant que les membres du conseil de la Fondation sont « profondément attachés et dévoués à une UQAM unie, dont l'ESG est une partie intégrante essentielle ». Le conseil d'administration de la Fondation de l'UQAM a été avisé par le doyen de l'ESG, Stéphane Pallage, de son intention de faire une déclaration publique sur l'avenir de l'École, ce qu'il a fait le 18 février dernier. Sa sortie a eu un « effet de surprise » et de « stupéfaction », écrit Jean-Marc Eustache au recteur de l'UQAM.

Mardi, une lettre signée par plus de 250 professeurs et chargés de cours de l'ESG a été remise au conseil d'adminstration de l'UQAM, présidé par Lise Bissonnette, dénonçant le traitement réservé à Stéphane Pallage par l'Université, qui lui a demandé de ne plus intervenir sur la place publique à propos de cet enjeu. L'ESG a entamé la semaine dernière un processus de consultation de ses membres qui pourrait mener à la création d'une École indépendante, séparée de l'UQAM, mais rattachée au réseau de l'Université du Québec.

Plusieurs professeurs affirment, sous le sceau de la confidentialité, s'opposer aux intentions du doyen de l'ESG. Mais aucun n'est intervenu publiquement pour exprimer son point de vue, alors que le conseil d'administration de l'UQAM a dénoncé la stratégie de Stéphane Pallage de médiatiser ses revendications. L'ESG compte environ le tiers des 43 000 étudiants de l'UQAM.

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