POLITIQUE

C Series de Bombardier: Péladeau maintient que Québec a fait une mauvaise transaction

29/02/2016 03:02 EST | Actualisé 29/02/2016 03:02 EST
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Malgré sa rencontre avec le président et chef de la direction de Bombardier lundi, le chef du Parti québécois persiste et signe : le gouvernement Couillard a fait une mauvaise transaction en investissant 1 milliard $ US dans une coentreprise appelée à gérer la C Series.

« Ce n'est pas la transaction à faire », a commenté Pierre Karl Péladeau dans un point de presse donné au sortir de sa rencontre avec Alain Bellemare. Selon lui, Québec devrait renégocier l'entente.

Le chef péquiste réitère être d'accord avec l'idée que l'État vienne en aide au Bombardier. Mais à son avis, Québec aurait plutôt dû investir dans Bombardier ou dans sa filière Bombardier Aéronautique. La Caisse de dépôt et placement du Québec, a-t-il rappelé, a choisi d'investir dans Bombardier Transport.

« La transaction n'est pas bonne. Elle ne s'améliorera pas. Je persiste à vous dire qu'il aurait fallu investir en haut. »

— Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois

« Même en investissant dans la compagnie mère, a poursuivi M. Péladeau, le gouvernement Couillard aurait pu exiger que son argent soit utilisé exclusivement pour venir en aide au programme de la C Series. Il aurait ainsi diminué les risques que doivent maintenant assumer les contribuables québécois, puisque son investissement se serait appuyé sur des actifs plus importants. »

La décision du gouvernement d'investir dans une coentreprise confirme plutôt « l'amateurisme du gouvernement en matière de transactions, de fusions et acquisitions, et en matière d'investissements », affirme le chef péquiste.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a aussi rencontré M. Bellemare vendredi dernier.

Péladeau vante Bellemare

M. Péladeau n'a pas profité de cette rencontre, tenue à l'invitation de Bombardier, pour demander à l'entreprise de divulguer les détails de l'entente en question, comme il presse le gouvernement de le faire.

« Je ne veux pas mettre la direction de Bombardier dans une situation délicate », a-t-il commenté, avant de vanter le travail d'Alain Bellemare, un dirigeant de « grande expérience » au sein d'entreprises du secteur de l'aéronautique.

« Il a fait son travail, M. Bellemare. Il fait un bon travail », a fait valoir M. Péladeau. « Lui, son travail c'est de protéger les actionnaires de Bombardier. Nous, notre travail, au gouvernement, c'est de protéger les contribuables québécois, les familles québécoises et les emplois au Québec.

« On a fait le tour avec la question, avec M. Bellemare. Cette transaction n'est pas dans le meilleur intérêt des Québécoises, des Québécoises, mais certainement dans l'intérêt de Bombardier. »

— Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois

Malgré son opposition à l'approche du gouvernement Couillard, Pierre Karl Péladeau presse le gouvernement Trudeau d'investir à son tour dans Bombardier.

« Il faut que le gouvernement fédéral investisse, c'est notre argent. Ils ont l'obligation de le faire », a-t-il lancé.

La CSeries de Bombardier

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