POLITIQUE

Le PQ et la CAQ auraient dû rencontrer Bombardier plus rapidement, dit Couillard

26/02/2016 11:53 EST | Actualisé 26/02/2017 05:12 EST

Le premier ministre Philippe Couillard s'est montré déçu, vendredi, qu'il ait fallu autant de temps aux partis d'opposition pour rencontrer la haute direction de Bombardier.

En marge d'une annonce à Joliette, celui-ci a affirmé que le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) auraient dû se manifester plus rapidement afin de mieux comprendre l'investissement gouvernemental dans la C Series.

M. Couillard a accusé ses rivaux de parler de Bombardier de façon «totalement déformée» depuis quelques jours à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre a effectué ces commentaires avant la rencontre prévue du chef caquiste François Legault avec la direction de Bombardier, à Montréal. Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, doit faire de même, mais à une date n'ayant pas encore été déterminée.

Depuis plus d'une semaine, le PQ et la CAQ tirent à boulets rouges sur le gouvernement Couillard en raison de son intention d'abandonner sa poursuite contre Air Canada dans le dossier Aveos si le transporteur aérien officialise l'achat de 45 avions C Series.

Legault persiste et signe

Malgré une rencontre avec le grand patron de Bombardier, le chef caquiste François Legault continue de croire que l'investissement du gouvernement québécois dans la CSeries demeure trop risqué.

S'il s'est montré moins acerbe dans ses critiques, M. Legault a néanmoins estimé, vendredi, en point de presse, qu'il était est urgent de renégocier l'entente de 1 milliard $ US en incluant les partis d'opposition dans les discussions avec Bombardier.

Il a d'ailleurs soumis l'idée au président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, au cours de sa rencontre d'environ 1 h 45 avec ce dernier, au siège social de la multinationale à Montréal.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) désire obtenir trois garanties: le maintien du siège social au Québec, des planchers d'emplois dans la province ainsi qu'un soutien aux quelque 1800 ex-employés d'Aveos.

M. Legault reconnaît que ce dernier dossier ne concerne pas Bombardier, mais estime néanmoins que ces travailleurs ont été "sacrifiés" dans le cadre de la lettre d'entente signée par Air Canada pour une commande ferme 45 CS300 assortie d'options pour 30 autres avions.

Le grand patron du constructeur d'avions et de trains aurait dit qu'il allait "réfléchir" à cette proposition, selon ce qu'a expliqué le chef de la CAQ aux journalistes.

Ce dernier a reconnu que les turbulences chez Republic Airways Holdings et ses filiales, qui se sont placées à l'abri de leurs créanciers, représentaient une mauvaise nouvelle pour la CSeries.

En 2010 cette entreprise avait passé une commande ferme de 3 milliards $ pour 40 CS300 en plus d'options pour 40 autres appareils.

Critiquée par le Parti québécois (PQ) et la CAQ à l'Assemblée nationale, Bombardier avait sollicité une rencontre avec les chefs des deux partis. Pierre Karl Péladeau devrait s'entretenir avec M. Bellemare la semaine prochaine.

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