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Un rendement de 9,1% pour la Caisse de dépôt et placement en 2015

24/02/2016 10:26 EST | Actualisé 24/02/2016 11:23 EST
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Malgré la volatilité des marchés boursiers, la Caisse de dépôt et placement du Québec a réussi à faire fructifier les avoirs des régimes de retraite et d'assurance des Québécois de 9,1 % en 2015. Ses actifs nets s'élèvent maintenant à 248 milliards de dollars.

Ce rendement est inférieur à ceux de 12 % et 13,1 % enregistrés respectivement en 2013 et en 2014, mais il dépasse néanmoins son indice de référence de 2,4 points de pourcentage. Au cours des deux dernières années, la Caisse a battu cet indice d'environ 0,5 point.

L'actif net du « bas de laine » des Québécois a augmenté 22,2 milliards au cours de la dernière année, grâce à des dépôts nets de 2,1 milliards et des revenus de placement de 20,1 milliards.

Plus de la moitié de ces revenus de placement (11,6 G$) est attribuable aux investissements dans les marchés boursiers. Il s'agit d'un rendement de 11 %, qui s'avère là aussi supérieur à l'indice de référence de 7,2 %.

La valeur des portefeuilles d'actions mondiales et d'actions américaines enregistre des progressions importantes de 21,5 % et 21,7 % respectivement, un résultat attribuable à la faiblesse du dollar canadien.

Consultez le tableau sur le rendement des actions depuis votre mobile.

Les investissements de la Caisse dans l'immobilier ont crû de 13,1 %, ceux dans les infrastructures, de 6,6 %. Les revenus tirés des obligations ont atteint 3,8 %.

Depuis quatre ans, la Caisse présente un rendement moyen pondéré de 10,9 %, grâce à des revenus de placement de 81,6 milliards et des dépôts de 7,4 milliards.

Au Québec, la Caisse a investi 2,2 milliards en 2015, en baisse de 200 millions par rapport à l'an dernier. Ce montant tient compte d'investissements dans les firmes WSP, Agropur et D-Box, mais pas de celui de 2 milliards dans Bombardier Transport.

Les actifs de la Caisse dans la province atteignent maintenant 59,7 milliards.

Depuis 10 ans, le rendement annualisé de la Caisse s'élève à 6 %, ce qui demeure inférieur au seuil de 7 % jugé nécessaire pour répondre aux besoins des déposants à long terme. Ce résultat est plombé par la perte de 40 milliards de dollars enregistrée en 2008.

Une stratégie mise à l'épreuve

« En 2015, notre stratégie a été mise à l'épreuve. Les incertitudes liées aux politiques monétaires, les mouvements désordonnés de devises et l'effondrement des prix du pétrole ont nourri la volatilité, particulièrement au second semestre », affirme le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia.

« L'environnement de marché a aussi été marqué par une croissance anémique dans les pays développés et un ralentissement généralisé dans les pays émergents. »

« Dans ce contexte, la qualité des actifs qui composent notre portefeuille nous a permis de livrer des résultats solides qui confirment la robustesse de notre stratégie. Sans nous soustraire aux effets de marché, celle-ci nous permet d'être plus résilients en période de turbulence », poursuit M. Sabia.

« Pour la suite, nous devons voir plus loin que la volatilité des marchés et nous concentrer sur la véritable création de valeur. Nous allons garder le cap sur notre stratégie et continuer d'investir le capital de façon sélective. »

— Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement

Le saviez-vous?

La Caisse dessert 32 déposants, mais 8 d'entre eux détiennent 97 % de son actif net. Ses plus importants clients sont le régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics, le ministère des Finances et Retraite Québec.

Un rôle en évolution

Le rôle de la Caisse de dépôt, qui consiste traditionnellement à faire fructifier les avoirs de ses déposants et à développer l'économie du Québec, a évolué au cours de la dernière année, après s'être engagée à gérer de grands projets d'infrastructures en partenariat avec le gouvernement.

En vertu d'une entente dévoilée en janvier, Québec doit présenter à la Caisse des projets d'infrastructures qu'elle pourrait prendre en charge. L'institution doit choisir les projets intéressants et en assumer la planification, le financement, la mise en oeuvre et l'exploitation.

Cet accord prévoit en priorité la réalisation du projet de système de transport collectif sur le nouveau pont Champlain et d'un système de transport reliant le centre-ville de Montréal à l'ouest de l'île. Ces deux projets nécessiteront un financement totalisant 5 milliards de dollars.

La Caisse a aussi annoncé en novembre dernier un investissement 2 milliards de dollars pour mettre la main sur 30 % des actions de BT Hodco, une nouvelle entité créée par Bombardier pour gérer les activités de Bombardier Transports.

Elle n'a cependant pas investi dans le programme de la C Series de Bombardier, comme l'a fait Québec. « Ça ne faisait pas partie de notre plan de match », a déclaré Michael Sabia dans une conférence téléphonique portant sur l'investissement dans la division transports de la firme québécoise.

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