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Un militaire à la retraite marche à nouveau grâce à un exosquelette (VIDÉO)

09/02/2016 03:55 EST | Actualisé 10/02/2016 07:56 EST

exosquelette

Un exosquelette fabriqué par l'entreprise B-Temia de Québec est en train de transformer la vie d'un retraité des Forces canadiennes qui n'arrivait presque plus à marcher. Deuxième volet d'une histoire que l'on vous a présentée l'automne dernier.

Un texte de Vincent Maisonneuve

Notre première rencontre avec Raymond Levasseur, c'était en septembre dernier. Il testait pour la première fois l'exosquelette Keeogo, de la compagnie québécoise B-Temia. Un essai de seulement quelques jours, mais un essai si concluant qu'il était dès lors convaincu que cet appareil pouvait changer sa vie. « Ça, pour moi, c'est l'espoir, disait-il. Je vais faire tout pour en avoir un! »

Sans l'aide de l'exosquelette, l'ancien soldat marche difficilement. Ses deux genoux sont ravagés par des années d'entraînements militaires. Il est impossible aujourd'hui de l'opérer.

Les bons jours, l'ancien athlète utilise une canne. Mais la plupart du temps, il doit se déplacer avec un déambulateur. Il a besoin d'aide pour chaque petit geste du quotidien, comme s'asseoir, préparer un repas et même s'habiller. « À un moment donné, c'est ma blonde qui devait mettre mes bas. C'est dur ça. Tu te sens comme un poids mort. »

À l'invalidité s'ajoute la douleur, qu'il comparait à des coups de marteau sur les genoux. Une douleur qui l'empêchait de dormir et l'obligeait à prendre tout un cocktail de médicaments antidouleur.

Depuis qu'il a testé le Keeogo en septembre, M. Levasseur tente de convaincre les anciens combattants de financer les 40 000 $ que coûte l'appareil. Depuis Noël, le fabricant a accepté de lui louer l'exosquelette pendant une période de quelques mois. Une entente temporaire, qui permet à l'entreprise de documenter les bienfaits de la technologie sur les patients dans le quotidien.

Lorsque nous avons à nouveau rencontré Raymond Levasseur à la mi-janvier, il portait l'exosquelette depuis quelques semaines. C'était la première fois depuis bien longtemps qu'il osait s'aventurer à l'extérieur en plein hiver. Avant, il avait toujours peur de tomber. « Je suis sorti un hiver une fois, juste pour que mes chiens fassent leurs besoins et je suis tombé. Ma blonde n'était pas à la maison. J'ai dû attendre dehors et c'est mon chien qui m'a réchauffé. Je n'étais pas capable de me relever. il faisait moins 20. Maintenant, je sors dehors et il n'y a aucun problème! »

Avec l'appareil, M. Levasseur a retrouvé son autonomie. Il se sent à nouveau utile. Mais le plus important pour lui, c'est que l'appareil diminue sa douleur. Pour la première fois depuis des mois, il peut enfin dormir plus que trois heures de suite. Il a même réduit de moitié sa médication. « Je peux dormir mes nuits, car j'ai moins mal. Si je suis capable de me débarrasser de cette maudite drogue, d'être capable de travailler... Être capable de travailler et de dormir. Tant mieux pour moi! »

L'entente de location avec le fabricant prend fin d'ici quelques mois, l'ancien soldat espère que les anciens combattants accepteront, d'ici là, de rembourser ce genre d'équipement. « J'aimerais ça l'avoir. Si quelqu'un me le paye ou que j'obtiens une subvention, je vais la prendre. Mais je veux que l'appareil soit reconnu par les vétérans. Je ne suis pas tout seul, il y en a d'autres gars, d'autres vétérans qui en ont besoin. »

Entre-temps, Raymond entend bien profiter de chaque instant que lui offre cette nouvelle qualité de vie.

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